Samedi 3 juin 2006

Impressions premieres du Bresil         ( 21 Mars)

 

 

              Cela fait presque trois semaines que nous sommes entrees au Bresil. Changement de pays, de langue, de monnaie, de reperes, d’habitudes, de cuisine, changements visuels, auditifs..

 

Tiens, une Borracharia.......c’est un endroit ou se retrouvent tous les bourres du coin ? non, bien sur que non, il s’agit tout simplement de centres pneumatiques ou l’on vend des pneus.

 

Xerox, Xerox, Xerox......tiens, cette marque de photocopieuse a un succes fou ici au Bresil ou ecla semble etre le nom de beaucoup de magasins au Bresil...en fait, c’est l’enseigne type pour identifier un centre de photocopies.  Ici quand on veut photocopier, on dit qu’on va faire une Xerox.  Remarque, chez nous, on utilise aussi certaines marques pour identifier un produit :par exemple Kleenex ou Tippex encore..

 

Et que d’eglises.......le Bresil religieux. Mais surtout quel foisonnement d’eglises baroques evangeliques aux noms evocateurs (Eglise du salut, eglise de la foi...) !!! Incroyable, deroutant !

 

                Durant ces trois semaines, nous avons  traverse plusieurs etats : Roraima, le plus septentrional, fin du Bresil pour ceux du Sud, debut pour les habitants de cet etat, puis Amazonas, l’enfer vert ou plutot le faux enfer vert le long de l’axe principal qu’est le fleuve Amazone, puis le Para, terre de non droit fortement deforeste, puis le Ceara, Nordeste aux plages paradisiaques.

 

                Nous avons decouvert differentes metropoles : Boa Vista, petite ville de campagne comparee aux gigantisme des autres (seulement 300 000 habitants), entouree de savanes, bien construite car horizontale ! Il n`y a en effet pas de gratte ciels a Boa Vista afin d`assurer une bonne circulation de l`air dans cette capitale surchauffee la plupart de l`annee. De l`humidite en abondance, des moustiques omnipresents......De beaux monuments tels le Garimpeiro central et le monument hommage aux pionniers..laissant apparaitre un fier autochtone au regard charismatique.

 

Puis Manaus, grosse metropole bouillonnante d`activites (1.5 millions d`habitants), plaque tournante en plein milieu de l`Amazonie, cernee de forets mais quadrillee de grandes avenues et de gratte ciels.. Premieres averses bresiliennes dans cette capitale grise et humide. De beaux monuments encore: le celebre Theatre Amazonas, vestige de l`epoque faste du caoutchouc, theatre tres parisien, intime, les Halles du marche...

 

Puis Belem (1.8 millions), ville portuaire de l`embouchure de l`Amazone. Coloniale, beaucoup de cachet malheureusement gate par de nombreux gratte-ciels, une Lisbonne bresilienne avec ses quartiers populaires delabres. Son marche Ver o Peso, impressionnant par sa diversite et son agencement agreable.

 

Et enfin Fortaleza (2.5 millions), quatrieme ville du  Bresil derriere Sau Paulo, Rio  et Salvador de  Bahia. Mais deuxieme ville aux plus fortes disparites sociales, situation qui fait pulluler les condominios, ces lotissements prives emmures surproteges ou se terrent riches fonctionnaires et classes moyennes aisees. Ici c`est le Nordeste, terre assechee, abandonnee...difficile a observer a Fortaleza ou les gratte-ciels defigurent le paysage urbain: un vrai Manhattan depuis la lagune de l`indienne.

 

Beaucoup de commerces, le paradis du consommateur, un nouveau Puerto Ordaz (Venezuela) avec tout de meme la plage en fond d`ecran. Sea, sex and Sun. Gros problemes de prostitution infantile dans ces faubourgs, dans tout le Nordeste en general. Le touriste fortune profite de la misere...Un panneau informe d`ailleurs l`arrivant a l`aeroport.

 

                Le  Bresil c`est aussi la terre des Fleuves rois. Le Rio Branco a Boa Vista, le Rio Negro aux eaux si sombres, couleur coca,  et l`Amazone, aux eaux boueuses a Manaus.

 

Nous aurons eu bien du mal avec les cabines telephoniques Telemar 31, et resonne encore dans nos tetes la musique BO de la telenovela pour jeunes a la mode : Rebelde.

 

Le Bresil compte nombre d`enseignes connues en Europe, notamment francaises tels Carrefour, C et A, Cinq a Sec...Les voitures a la mode sont les GOL ( les GOLF que nous connaissons)..

 

Mais le Bresil est aussi un pays relativement cher compare a ces voisins latins: l`equipement coute cher ( menager, electro, son, video photo), alors que la nourriture elle ne coute presque rien ou carrement rien dans les Cantines Populaires instaurees par Lulla  ( Restaurante Popular ou le repas pour tous est a 1 real, c`est a dire 30 centimes d`euros).

 

Les Bresiliens attendent impatiemment la Copa del Mundo, la vie s`arretera alors..et en Octobre, ce sont les Elections Presidentielles ou il sera difficile a Lulla de convaincre de nouveau.

 

Il faut avoir le temps au Bresil, principalement quand on se rend a la banque. Bureaucratie a rallonge et bavardages interminables...3 heures pour changer quelques malheureux travellers a Boa Vista.

 

                  Enfin le Bresil c`est aussi une realite quotidienne ultra violente, guerre civile a Sao Paolo ou les agressions a main armee sont coutumieres et ou le nombre de victimes par balle equivaut a celui des Etats Unis. Nos amis Paulistas nous conteront leurs multiples agressions ou canon cntre oreille on les depouille ou leur demande si ils ont deja vu le diable en personne.. Il ne faut pas trainer la nuit, plus personne ans le centre de Belem apres 20.00, il faut alors privilegier le taxi sous peine de se faire racketter comme nos amis linguistes.

 

La justice fait mal son travail : crimes impunis, zones de non-droit,  jeux de pouvoir...Cruel drame que celui d`un gardien de magasin au Nordeste, qui refusant d`ouvrir le commerce en pleine nuit se fait lachement abattre par balle dans le dos par un avocat ,vexe qu`on ne lui concede par son caprice nocturne. L`avocat court toujours... Et voici les resultats d`un referendum revelateurs du climat: a la question de savoir si les Bresiliens sont pour ou contre interdire le port d`arme, ils repondent en majorite contre suivant le raisonnement loufoque de certains qui voient dans cette interdiction la restriction de libertes fondamentales. 

 

Violence aussi quotidienne dans les foyers ou maltraiter sa femme fait partie des habitudes nationales...

 

 

                                                                                 Audrey, le 27 Mai a Boa Vista

 

 

 

par amerikastolafr publié dans : Carnets de route du Bresil(2/03-22/03; 5/05-01/06)
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Samedi 3 juin 2006

Reflexion sur les strategies educatives rencontrees (10 Mars 2006 a Boa Vista)

 

 

                 Les experiences educatives rencontrees au Venezuela et au Bresil jusqu’a present laissent apparaitre le monopole des structures publiques etatiques et des structures religieuses, qu’elles soient catholiques ou protestantes (missionnaires).

 

Ou sont les exemples de strategies dirigees par les autochtones eux-memes, des strategies regies par des associations  Nous n’avons pas trouve ce genre d’initiative jusqu’alors.

 

Cela peut se comprendre par le passe douloureux, encore recent (colonisation). Neanmoins, il semblerait que certains groupes songent a ce genre de systeme afin d’y utiliser a leur guise leur lanue, vecteur educatif primordial.

 

A Boa Vista, une discussion avec un thesard Chilien, Maxim Repett, nous apprend qu’il existe une initiative educative originale dirigee par l’ONG CCPY. Ceux-ci s’occuperaient d’education chez les Yanomami. A suivre.

 

par amerikastolafr publié dans : Carnets de route du Bresil(2/03-22/03; 5/05-01/06)
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Vendredi 26 mai 2006

Conversation avec Leopoldina Araujo (12 Mars) :Les Parkatêjê: le travail de toute une vie

Leopoldina Araujo connaît bien les populations parkatêjê (groupe linguistique Jê) vivant près de Maraba (Etat du Pará). Cela fait en effet depuis plus de 32 ans (elle a commencé à 25 ans) qu’elle travaille avec eux en tant que linguiste.

Il est indispensable dans ce genre de travail d’entretenir de bonnes relations avec le chef coutumier car d’une part il a une place prépondérante dans la communauté: “Nous , nous sommes éduqués à devenir indépendants , alors que les autochtones non” , nous pécisera Leopoldina afin de nous expliciter les fait que le groupe s’organise autour du chef. En outre, c’est la personne avec qui le linguiste travaillera beaucoup. Au bout de plusieurs années, on peut dire que la confiance s’est installée entre eux deux.

Les Parkatêjê vivent encerclés: d’un côté la route, de l’autre des pilones électriques et enfin les rails du train. Ils se répartissent en deux groupes et ont du mal à s’entendre entre eux. Si Leopoldina s’en va voir pour une raison ou une autre l’autre groupe, ceux de “son” groupe deviennent jaloux et cela n’est pas bon pour son travail. n’aide pas: “Je dois garder clair le fait que je suis à leur dépend, sinon, on n’avancera pas” nous avoue la linguiste brésilienne.


Priorité: la Terre

Bien qu’ils aient conscience de l’importance de leur langue, les Parkatêjê, comme tous les autochtones d’Amérique du Sud, revendiquent leur droit à la terre. Malheureusement, ceci prend du temps et demande beaucoup de travail. Néanmoins, petit à petit, ils arrivent à obtenir, si ce n’est la totalité, un petit lopin de leur requête. Etre propriétaire de sa terre est essentiel car un groupe de personnes, une culture et une langue se rattachent toujours à un territoire donné. En outre, ce droit donne de la force et de la motivation au peuple.


Jeunes: un futur assuré?

Les jeunes à qui les parents ont parlé en portugais n’ont pas pu acquérir une des bases de leur identité : en l’occurrence leur langue. Et l’histoire se répète: la non transmission d’une génération à l’autre.

Néanmoins, même sans la langue, ces jeunes amérindiens veulent rester amérindien et donc continuent à pratiquer des rituels : “ Tout cela est très bien car ils s’approprient ce qui fait deux être des amérindiens mais cela ne suffit pas. Ils doivent se rendre compte qu’apprendre leur langue est indispensable car en plus de renforcer leur identité, cela peut leur permettre de trouver du travail, par exemple en tant que professeur de leur communauté, linguiste dans des programmes d’ universités...Je ne cesse de leur répetér cela”, affirma Leopoldina.

Le métissage peut être très enrichissant, très destructeur également: les jeunes parkatêjê se marient souvent avec des jeunes extérieures au groupe et évidemment ceux ci ne s’intéressent que très peu à la culture de leur compagnon. De nouveau, l’absence de transmission.

Et si l’on rajoute à cela l’influence de la télévision, c’est le desastre: ils se retrouvent face aux slogans de la société occidentale tels que habillez vous comme....parler comme....manger ceci, buvez cela...penser comme cela...C’est à tout un chacun de ne pas y préter attention, évidemment, mais pour quelqu’un qui n’est pas fier de son identité, ce n’est pas si évident.

Nerea Leturia Nabaroa traduit par Audrey Hoc le 3 Mai 2006 à Camopi.



Leopoldina et Carmen: deux linguistes (12 Mars)


Le travail des linguistes est tres important dans la problematique qui nous interesse. Sans un travail prealable de ces scientifiques sur la langue autochtone, difficile d' envisager lemploi de celle ci a l'ecole.

Le travail des linguistes permet la connaissance morpho syntaxique, ortographiquede la langue concernee; il permet aussi de s'interroger sur une uniformisation/standardisation de cette langue a l'ecrit.

Grande est donc la mission d'un linguiste reellement engage dans son travail. Sans eux, difficile d'avancer et c'est un des arguments que l'on nous a donnes

au Venezuela: peu de linguistes, donc peu d'ecrits, donc pas de materiel didactique, donc pas de livres, donc pas d'ecole.

Avis aux apprentis linguistes qui ont envie de s'engager dans ce travail!! Il y a matiere a etudier,et a developper beaucoup de choses. Bien sur un engagement a la legere est mal venu, ce travail est de longue haleine et est finalement celui de toute une vie.

Leopoldina Araujo est une de ces linguistes engagees qui travaille coeur et ame avec et pour le peuple Parakateje. Apres plus de 30 ans, c'est aujourdh'ui qu'elle commence a voir le fruit de son travail: deux livres parus sur la langue parakateje dont un Alphabet et Chants (1997), dans lequel un animal est identifie, ecrit et illustre par un chant; puis un premier livre sur langue et culture parakateje, utilisable en classe. Un dictionnaire est en cours d'elaboration.

L'utilisation de la langue autochtone a l'ecole est discutee mais est encore tres marginale; on aborde par contre durant la journee scolaire la culture parkateje.

Leopoldina nous a gentiment confie plusieurs ouvrages de sa creation ainsi qu'un document sonore. Elle souhaite que nous les presentions durant une exposition.


Eleve de Leopoldina, Carmen Rodriguez est elle aussi une linguiste tres impliquee dans son travail.

Carmen travaille pres d'Altamira avec les derniers locuteurs Xipaya (de la famille linguistique juruna de type tupi). Son travail est rude car elle tente de fixer a l'ecrit les regles, les sons de cette langue qui peu a peu disparait. Elle a un projet de dictionnaire elle aussi. Beaucoup d'espoir en somme pour qu'une recuperation de la langue s'opere!

Les linguistes se doivent donc d'etre les allies de autochtones en ce qui concerne la mise a disposition de tout ce travail scientifique. C'est indispensable pour qu'une utilisation concrete et une maitrise de la langue existe. Ainsi, connue et maitrisee a l'ecrit, cette langue peut renaitre, se developper et perdurer dans la vie de tous les jours comme a l'ecole.


Merci a Carmen et a Leopoldina pour leur accueil et leur confiance.


Audrey Hoc

par amerikastolafr publié dans : Carnets de route du Bresil(2/03-22/03; 5/05-01/06)
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Mercredi 24 mai 2006

Conversations avec le SEDUC et l’équipe de Denny Moore (21 Mars)


Dernière journée sur le Bresil et Belem. 3 gros rendez vous de prévus. Journée intensive.


9.00 : SEDUC : Rendez vous avec Regina Juliao, responsable de la section indigène du Secrétariat de l’ éducation de l’ état de PARA


Le SEDUC s’ occupe depuis 1988 de la formation des professeurs indigènes ( c’est le terme employe aux Bresil par les autochtones eux mêmes) de l‘état du PARA. Le but étant que ces autochtones puissent enseigner l’ecole du Bresil directement dans leurs communautés respectives.

En fait, la formation n’existe que pour enseigner dans le primaire ( précisement de la 1ère à la 4ème serie. Il n’existe pas encore ou tres peu, de formation pour l’enseignement des classes suivantes : 5eme à 8ème série, et encore moins pour le lycee ; au dela de la cinquieme série la formation s’effectue e façon sporadique dans les universités des états concernés ) . Pour l’équivalence des series avec le système français, se reporter a l’article sur l’Ecole et les professeurs au Bresil.

Ces professeurs étant autochtones et enseignant dans leurs communautés, est introduit dans leur formation une matière Methodologie spécifique, Interculturelle Bilingue qui est differente et adaptée au grade de perte ou de prtaique de la langue autochtone dans la communauté.

Sinon, leur formation est identique à celle de tous les autres instituteurs du Bresil, c’est a dire une formation qui assure aux élèves les connaissances requises au socle commun national.

Pour suivre cette formation, les professeurs ( bien souvent deja en activité) ou les étudiants qui se destinent à l ‘enseignement, doivent etre au minimum de niveau lycee, suivant la formation « enseignement » qui dure 4 ans.



Il y a ,d’ après les recensements de la FUNAI et de l’ Institut Geographique, 39 groupes autochtones dans l’Etat du PARA, qui représentent une population approximative de 25 000 personnes.

Parmi ces groupes autochtones, la pratique de la langue autochtone est très différente, et selon sa pratique, l’ éducation est plus ou moins bilingue, dans la langue autochtone ( au choix du professeur semble t’il).

D’ après le SEDUC, rares sont les groupes qui ont encore une pratique forte de la langue autochtone, et pour bien des groupes, la langue maternelle est devenue le bresilien ou, selon cet organisme toujours, la pratique faible ou en perdition de la langue autochtone ne permet pas un enseignement bilingue.

A notre demande, le SEDUC a precisé que certainement un ensiegnement bilingue important existait chez les groupes suivants : Wai-Wai du Para, Kayapo du Mato Grosso et Munduruku du Para.

Chez les Wai Wai , il semblerait que la langue wai wai enseignée, langue karib, diffère beaucoup dans la geographie du fait du nombre important de sous groupes (10) ; a contrario, il semblerait que l’ enseignement du munduruku, langue isolée, soit plus uniforme du fait de l’ unicite de son groupe.


Notre critique : un enseignement bilingue dans la langue autochtone pourrait etre dispensé pour tous les groupes, dans la mesure où un enfant apprend tres vite une langue, même si elle ne lui est pas familière. Dans ce cas précis, l’ enseignement bilingue pourrait permettre une acquisition correcte du bresilien, et une récuperation de la langue autochtone, perdue. Se pose le problème de la formation des professeurs, si ceux ci ne parlent pas la langue autochtone…


11.30 : Centre de Recherches du Musée Goeldi à Belem, centre linguistique, rencontre avec l’ équipe de Denny Moore :


Il sagit d’une équipe de recherche qui se veut performante dans la mesure où elle s’inscrit dans une durée et une certaine fidélité envers le groupe autochtone avec lequel il travaille.

Cette équipe, dirigée par Denny Moore, américain installé depuis plus de 15 ans au Brésil, a réalisé un travail et un suivi intéressant de 7 groupes autochtones différents quant à la maîtrise de normes écrites de leur langue autochtone. Les activités du centre seront prochainement publiés sur le net ; dès que nous avons l’adresse, nous la mettons en ligne.

Lorsque nous nous sommes rendues la bas, Denny nous a gentiment confié le DVD d’un des reportages qu’avait réalisé l’une de ses étudiantes. Hasard oblige, nous avions vu ce reportage le dimanche précédent dans l’émission Fantastico. Celui-ci évoque une grande fête (rite de passage) durant laquelle des jeunes filles passent du statut d’enfant à celui de femmes. Merci à toute l’équipe.

par amerikastolafr publié dans : Carnets de route du Bresil(2/03-22/03; 5/05-01/06)
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Mercredi 24 mai 2006

SANTO ANTONIO DE PITAGUARY, MARACANAÚ (15 MARS 2006, mardi, CEARÁ, BRASIL)


Nouvelles ONG: Business de Blancs?

Maracanaú est une ville proche de Fortaleza abritant une communauté Pitaguary (famille Potiguar). Les Pitaguary se répartissent dans deux villes: Maracanaú et Pacatuba; et en 3 communautés: Santo Antonio, Munguba et Horto/Olho d’Água. On estime à 2000 ceux qui vivent dans les communautés, mais ce chiffre peut être rééevalué à 3800 si l’on considère ceux qui vivent en dehors des communautés.

Maracanaú”, “pitaguary” et les toponymes environnants ne laissent aucun doute sur l’ascendance linguistique: en l’occurrence celle de la famille tupi. Daniel; le “cacique”; chef coutumier, nous précisa que le vocable “Pitaguary” signifiait “ceux qui mangent des crevettes”. Malheureusement ni Daniel; ni personne de la communauté, ni grand monde de l’état du Céara ne parle la langue autochtone; le tupi. Celle ci n’est plus parlée depuis des centaines d’années; comme la majorité des langues tupi dans cette région. C’est en effet une situation généralisée dans tout le Nordeste; région qui fut la première à pâtir de la colonisation blanche; particulièrement sauvage et rapide à cet endroit.

Tout de même le cas des Pitaguary est particulier et plutôt rare je dirais, car; s’étant rendus compte de l’importance que représente une langue dans une culture, ils désirent récupérer la langue qu’ils ont perdue. Peut-on concevoir une culture, une identité sans langue? Pour nous, Basques, c’est difficile.

Pour arriver à cela, il leur faut l’aide de professeurs de l’extérieur qui maîtrisent les langues tupi. Ceux-ci enseigneraient alors la langue aux professeurs pitaguary afin qu’eux puissent la transmettre à leur tour aux enfants.

Nous n’avons pas d’autre choix que celui d’apprendre le tupi comme une langue étrangère; comme l’anglais en somme”, nous avoua Jeová, instituteur de l’école. Il semblerait que la mairie de Maracanaú veuille faire venir un instituteur

d’ Amazonie. A voir.

“ Il faut suivre une formation spécifique pour devenir un professeur pour autochtones: connaître les législation; la culture autochtones...,mais le niveau de tupi qu’ils nous enseignent est loin d’être suffisant”; affirme Jeováh.

Si ce n’est pas la langue, qu’est ce qu’il les “fait” autochtones? D’où leur vient leur identité? Sans aucun doute, la base de leur culture et de leur identité repose sur leur lien et rapport étroit avec la terre. Or même ce lien est de nos jours bancal dans la mesure où on leur retire le droit à la terre.

Le combat mené par les autochtones pour récupérer leurs terres est connu dans toute l’Amérique Latine. Cette lutte est très présente au Brésil. Le processus et long et compliqué mais avance doucement..

“ Ils ont identifié 1735 hectares, mais en réalité il y en a plus de 6000. En outre, au delà de l’identification il faut arriver à la démarcation de ces terres, car, non demarquées, n’importe qui peut faire ce qu’il veut sur nos terres, notamment les fazeinderos”, nous précisa Daniel.

La démarcation est le processus le plus long et le plus difficile à obtenir dans la récupération des terres: “ Il est indispensable de se rendre à Brasilia pour que le processus se poursuive, mais nous n’avons pas les moyens de nous y rendre! Il faut attendre. En 1997, après avoir discuté avec la FUNAI (Fundaçao Nacional do Indio), il a fallu attendre plus de deux ans avant que quelque chose ne se passe. Cela fait depuis 1992-93 que nous nous nous battons pour nos terres et plus de 10 ans après, elles ne sont toujours pas à nous! “ nous conta Daniel, fâché et énervé.

Est-ce beaucoup de réclamer la récupération de sa langue ainsi que la démarcation de ses terres? Ces requêtes sont pourtant indispensables dans le processus de récupération identitaire des Pitaguary.

En attendant, ils développent d’autres pans de leur culture, facteurs de leur identité. Malgré le fait de les pratiquer en langue portugaise, ils poursuivent leurs rituels: cérémonies, récitations...

La principale caractéristique des autochtones d’Amérique Latine / Sud est leur grand attachement à la terre: “Nos ancêtres, les encanto, sont présents sur nos terres et nous aident en maintenant les contacts avec nous” nous explique Daniel.

Il est difficile quand même d’avancer dans ces problématique de langue et de culture lorsque les jeunes sont confrontés aux idéaux et habitudes matérielles de la société de consommation environnante .

Tout de même, Daniel et Jeovah ont confiance dans les jeunes: “ La spiritualité ne s’apprend pas, elle se sent. Elle est dans l’esprit des gens qui la sentent, on naît avec. Alors, si parmi les jeunes à qui nous enseignons , il y en a un ou deux qui sentent cela, c’est déjà pas mal!”. Daniel nous précisa qu’il est facile ensuite d’enseigner la culture et sa symbolique. Sans cela, la culture devient du pur folklore et dans ce secteur là les Blancs excellent. Surtout en se réappropriant la musique, artisanat des autochtones sous forme de soi-disant ONG bienfaitrices, qui ne cherchent en fait que revenus lucratifs.

LE RITUEL DES VENDREDI: TRADITIONNEL?

Tous les vendredis, Daniel, le chef coutumier de Santo Antonio de Pitaguary, pratique un rituel avec les élèves de l’école. Ils nous a convié à y assister le 17 Mars.

En entendant ces mots: “Cacique”, rituel, je m’attendais certainement à autre chose. J’ai sûrement trop regardé la télévision. Du moins je ne pensais pas assister à ce genre de rituel. Ceci est une critique envers moi-même.

Tout d’abord, l’hymne brésilien fut chanté puis se tenant par la main en cercle; ils récitèrent le Notre Père!

Ensuite, alors que Daniel se plaça au milieu marquant le rythme avec des marakas, les professeurs et les élèves formant un cercle autour de lui, commencèrent à chanter et danser. Le rythme ainsi que la mélodié étaient agréables et nous ne fûmes pas étonnées d’entendre les paroles des chansons en portugais. On savait que c’était comme cela.

Il est vrai que le nom de la commmauté est Santo Antonio et que tout le monde à vue sur l’église qui domine le village, mais tout de même ; il me semble que lors de la journée de la culture autochtone (le vendredi); persistent trop de liens avec deux institutions (état et église) qui leur ont, et qui encore actuellement, interdit d’être autochtone et de vivre leur culture.


Nerea Leturia Nabaroa traduit par Audrey Hoc; le 2 Mai 2006 à Camopi


L’ école des Pitaguarys


La communauté de Santo Antonio compte une école, située en contrebas de l’église. Celle-ci regroupe les enfants de 70 familles de la communauté présente.

L’école ne compte pas à ce jour de cours véritable sur la langue et culture tupi, on le comprend aisément étant donné la situation de perte de langue à laquelle sont confrontés les Pitaguarys. Néanmoins, comme Nerea l’a évoqué, le vendredi a été décrété jour de la culture et donc, ce jour là, les enfants pratiquent le rituel ainsi que l’apprentissage de danses et de l’artisanat. De même, durant le cours d’histoire, est évoqué l’histoire des autochtones. Evidemment, dans d’autres cours aussi la culture autochtone est évoqué mais il n’y a véritablement pas de cours spécifique. Un calendrier différencié s’applique également avec des jours fériés, celui-ci respectant les fêtes autochtones : la fête du maïs par exemple en juin ainsi que la fête des autochtones le 19 Avril.


L’ école manque de matériel, il y a très peu de livres et très peu sur la culture autochtone ; et bien sûr, comme évoqué, les professeurs revendiquent le droit à un enseignement de tupi et demandent la présence et leur formation par un professeur de tupi qui viendrait d’un autre état. Sur les 14 enseignants de l’école , 5 n’ont pas eu la formation prévue par la FUNAI. La formation prévoit un travail sur l’artisanat, les croyances, les régions om vivent les autochtones dans l’état de Ceara, la législation autochtone, des bases de la langue tupi.

Enfin, les enfants manquent de goûters à l’école, ce qui fait que certains ne mangent presque rien durant la journée.


C’est pour aider les Pitaguarys dans leurs démarches de récupération de leur langue ainsi que dans la démarcation de leurs terres, que nous vous invitons à remplir la pétition suivante qui sera adressée au gouvernement brésilien :


Audrey Hoc, le 8 Mai à Macapa (Amapa, Bresil)


LES TAPEBA et l ECOLE DU TRILHO.

Jeudi, 16 Mars ainsi que lundi, 20 Mars.


La FUNAI, cest le gouvernement”

Ce jour la n etait pas jour de classe, mais nous avons eu l occcasion de rencontrer en ce jeudi 16 tous les profs Tapeba de Caucaia, alors reunis a l ecole de la dite ville. L ideal pour nous en somme, mais pas forcement pour eux, qui, en ce jour, etaient reunis pour une formation, laquelle fut pour certains mise de cote afin de nous accorder une petite heure.


Nous nous sommes donc presentees devant 50 professeurs et grace a Miren Uribe, notre amie et traductrice en portugais, nous leur avons explique les raisons de notre presence, ce qui leva un peu la mefiance toujours presente lors des premiers abords.

Les Tapeba sont des autochtones vivant pres de Fortaleza, et comme tous les autochtones du Nordeste, ils ont subi precocement et de plein fouet la colonisation de l homme blanc. Les Tapeba sont de la famille Potiguar, Tremembe, Cariri (il y a en effet eu beaucoup de metissages entre ces differents groupes). De nos jours, ils sont plus de 5000 regroupes en 17 communautes ( dont 12 tres organisees). Il y a differentes ecoles dispatchees dans les communautes et au total, quelques 50 professeurs y exercent.


La route fut longue pour obtenir les ecoles existantes aujourd hui au sein des communautes. L ecole est le fruit du travail de la communaute et cela a une grande incidence dans la vie de l ecole, principalement au niveau du calendrier. Outre le calendrier adapte, ceux qui fait de ces etablissements des ''ecoles differenciees'' est le jour du vendredi, decrete journee de la culture autochtone et donc ,journee durant laquelle sont donnees des cours de langue et culture autcohtones. Les enfants apprennent alors des danses, chants, artisanat, ainsi que l histoire de leur peuple. ''Pour cela, le professeur doit etre forme'', affirmait le professeur Athilson.


Ayant perdu leur langue depuis longtemps, les Tapeba utilisent la langue portugaise: ''Aujourd hui, notre langue maternelle c est le portugais'' nous avouerent ils unanimement tous. Lorsque nous leur parlerons du souhait des Pitaguarys de recuperer leur langue, ils nous affirmerent que ce netait absolument pas dans leurs priorites car pour eux, parler une langue de la famille tupi ne fait plus parti de leur realite.

'' Ce serait magnifique de recuperer cette langue, que les enfants l apprennent a l ecole'' nous confierent les professeurs, ''... principalement afin que les Blancs ne nous comprennent pas!'', s esclaffa Athilson.

Pas de langue...alors qu est ce quil fait de ces personnes des autochtones? La reponse fut: avoir un mode de vie et une culture particuliere, sur un territoire donne, leur appartenant. Sous la revendication ''Terra demarcada, terra garantida'', ils exigent le retour de leurs terres: 30 000 hectares promis au debut, 18 000 ensuite. Le gouvernement parla enfin de 4000, puis ils ent ont obtenu finalemant 4900, la plupart etant terre marecageuse.

Le processsus de demarcation des terres est tres long et tres lourd:

  • Premierement, l identification des terres

  • Discuter du projet avec le proprietaire terrien qui vit sur ces terres

  • Indemniser ce proprietaire.

  • La mairie doit autoriser cette demarcation

  • Faire apparaitre cette demarcation dans le Bulletin Officiel de l Etat

  • Faire evacuer le proprietaire et integrer les terres.


Mais la bureaucratie des Blancs fait encore plus tarder le processus et n importe quel recours peut encore le retarder.

C est la FUNAI (Fundaçao Nacional do Índio) qui fait l intermediaire avec le gouvernement. Lorsque nous leur demandons si cet intermediaire est plutot bon ou plutot mauvais, voici la reponse d Athilson: “La FUNAI c est le gouvernement”. Que chacun fasse son analyse.

Le fait que Lula soit president na rien change ou arrange ( un article paru dans France Guyane evoque plus violemment que concernant ''la situation des autochtones, cela na jamais ete aussi pire que sous Lula'' article a demander). La pression internationale ne joue en la faveur uniquement que de grands groupes autochtones connus comme les ''Yanomamis''. Pour les Tapeba, rien d important sauf au niveau de Fortaleza, et encore...Cela fait bien longtemps qu ils ont compris que ce sont eux seuls qui pourront s en sortir et pour cela, il faut quils maitrisent les armes des Blancs: “L analphabetisme en son temps a eu beaucoup d incidence sur l absence de demarcation des terres autochtones. En effet, les autochtones ne savaient pas lire les papiers que les Blancs leur tendaient. Maintenant, tout cela est en train de changer, grace, notamment a l ecole, ou meme des personnes de 60-65 peuvent se rendre”.



L ECOLE DES RAILS

Pour observer de pres une “Ecole differenciee”, nous avons ete conviees a l ''ecole des Rails'' (Escola do Trilho) de la ''Communaute des Rails'' (Comunidade do Trilho). Lorsque nous sommes arrivees, l enseignante Bete attendait ses eleves. Il est vrai que la veille, c etait la fete de San jose (protecteur du Ceara), le 19 mars, et l eglise ayant decrete le lundi suivant comme fete, elle n etait pas sure de retrouver ses effectifs au complet...

L ecole de la communaute applique en effet, outre les jours feries autochtones certains jours feries catholiques tels que Noel, le jour des Morts, Corpus Christi...

Parmi les jours feries autochtones on compte le 19 Avril (du 17 au 21): Les jours des Autochtones et la journee Nationale de l amerindien au Bresil le 19; le 3 Octobre: jour du guerrier Vitor Tapeba, et donc jour de tous les Tapeba; Du 18 au 20 Octobre: Marche de la Culture Tapeba ou la fete carnaúba (nom de la plante utilisee pour fabriquer les habits traditionnels).

Quelques jours avant, nombreux professeurs faisaient greve au Bresil. Nous leur avons demande si eux avaient fait greve et ils nous ont repondu que non nous expliquant que les professeurs autochtones ne font jamais greve et quils revendiquent d une autre facon leurs droits, cest a dire en envoyant des responsables vers lorganisme ou les personnes qui posent probleme, puis si ceux ci restent sourds, cest toute la communuate qui sy rendra. C est cela etre une communaute, le probleme dun individu est le probleme de tous.

Tout se fait pour la communaute et le professeur organise donc son travail selon les besoins de ses eleves, et non selon l age de ses eleves: '' Les eleves doivent sortir prets, formes afin de ne pas subir ce quon subi leurs parents''. Ces memes eleves doivent aller dans un etablissement conventionnel pour le secondaire car il nexiste pas encore d ecole differenciee a ce niveau. Difficile changement pour ces adolescents peu habitues a quitter leur communaute. Les professeurs croinet en ces eleves et esperent que ceux ci pourront a leur tour devenir professeurs dans leur communaute.



Nerea Leturia Nabaroa traduit par Audrey Hoc le 22/05/2006 a Boa Vista



Materiel didactique au “Trillo”


Il ya exactement 130 eleves a l ecole du rail. 5 professeurs les encadrent plus 2 qui viennent lapres midi uniquement. Il existe une association de professeurs Tapeba qui en reunit 48.


Le vendredi les professeurs travaillent avec 3 livres ecrits en portugais:

Culture et societes indigenes

Pratiques pedagogiques et langages

Vie et environnement


Ils ont en outre 2 livres sur leur culture (edites par le SEDUC):

Memoria viva dos Indios Tapeba: terra demarcada, vida garantida

Fazendo escola:livro de textos do Povo Tremembe


Ceux ci comprennent des textes qui parlent des fetes et de l alimentation des autochtones du haut Xingu, des jeux pareci, de la fabrication des arcs et des fleches, du peuple Potiguar, du mariage xavante.......


Audrey Hoc le 22/05/2006 a Boa Vista



par amerikastolafr publié dans : Carnets de route du Bresil(2/03-22/03; 5/05-01/06)
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Mercredi 15 mars 2006

BIENVENU(E)S AU BRESIL !!! ( 2 Mars 2006)

Bem vindos a Brazil !

 Nous passons la frontiere terrestre sans probleme au poste frontiere de La Linea le 2 Mars 2006.

 

 

 

 

 

 President: Luiz Inacio Lula Da Silva

 Quelques repères:

 1 euro = 2.58 reals

 Bus en ville 1,6 reals ( 70 cts deuros) , le petit pain : 20 cts reals ( 8 centimes d euros),  l heure de connexion a Internet: entre 1.5 et 3 reals (entre  60 cts et 1.2 euros) ,  l'essence: 2.7 reals le litre de super ( 1.08 euros), 1.9 reals le litre de gasoil ( 76 centimes d euros)  .

 Salaire moyen au Bresil:  350 reals ( 140 euros)

 Sport national: Football

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carte des Etats du Bresil et principales villes:

Map of Brazil

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Nouvelles

11/01/2007: Anglet. Poursuite de la diffusion de l'exposition et documentaire Amerikastola dans tout le Pays Basque. Prochaine session le 13 Janvier à la Médiathèque de Biarritz à 15h.  Réflexion sur projets futurs: Amérique du Nord et Tibet...Départ prévu en avril 2007.

25/09/2006: Perigueux. Preparation du documentaire Amerikastola ( 50 % de prêt) et planning des expositions en cours ( voir catégorie Expositions) . Mise a jour des photos et textes en cours egalement.  Premiere expo: Ustaritz le 16 Octobre à la bibliotheque et projection debat du documentaire le 27 Octobre à 21h.

31/07/2006: Madrid. Fin d' Amerikastola: retour de Lima vers l 'Europe et le Pays Basque.

23/07/2006: Cuzco. La traversee des Andes Centrales nous a permis de connaitre quelques centres importants tels que Huancayo et Ayacucho ansi que l interessante mais froide  Huancavelica. La population y parle majoritairement quechua. Depuis deux jours, nous sommes a Cuzco, la capitale inca fortement "gringisee". Demain, direction Aguas calientes pour gravir le Macchu Picchu a l aube le lendemain.

13/07/2006: Satipo. Apres avoir passe deux jours  a Lima, nous avons pris un bus afin de rejoindre Satipo, dans la jungle centrale: trajet spectaculaire avec monts glaces puis descente vertigineuse vers la jungle pleine de relief. Rencontres et discussions dans deux ecoles de deux communautes Ashanincas: Gloriabamba puis San Juan de Panama. Demain route vers Huancayo, a 3500 m.

07/07/2006: Trujillo. Nous poursuivons nos decouvertes des cultures regionales pre incas: Moche a Chiclayo (Sipan), capitale du sourire et de l amitie; puis Chimu (Chan Chan)a Trujillo.  Dimanche 9 nous serons a Lima pour rejoindre la selva de Satipo.

01/07/2006: Cajamarca. Nous sommes depuis plus d une semaine sur les hauts plateaux du Nord, a la decouverte de la culture et de l histoire du peuple Chachapoyas, pre inca. Nous avons visite plusieurs sites archeologiques aux alentours de Chachapoyas (Amazonas) et Leymebamba.  Depuis notre derniere rencontre avec les quechuas de Lamas, nous sommes en "vacances" jusqua notre prochaine rencontre a Satipo, selva centrale, avec  les Ashanincas autour du 10 juillet.

19/06/2006: En direct de Tarapoto (San Martin). Apres Iquitos, nous avons rejoint Puccalpa (Ucayali) et la communaute Shipibo de San Francisco. Entretiens sur le systeme scolaire sur place et sur le fonctionnement de l Institut pedagogique de Yarinacocha qui forme les maitres bilingues. Depuis peu a Tarapoto, nous allons a Lamas demain, village quechua.

13/06/2006: Nous sommes a Iquitos (Loreto, Perou)  depuis quelques jours. Decouverte de la ville et du Formabiap: centre de formation pour les jeunes autochtones afin qu ils deviennent professeurs dans leurs communautes. Amagoia nous a rejoint le 11 Juin, nous voici donc a trois pour quelques semaines! Depart prevu pour Pucallpa jeudi a l aube.

07/06/2006: Joyeux anniversaire Nerea! Nous sommes a Leticia , Colombie depuis le 1er juin. atmosphere particuliere et jungle intense. Rencontres avec des Witoto ainsi qu avec les Tikunas du projet OGPTB de Benjamin Constant (Bresil). Nous avons passe du temps avec les etudiants de lUniversite Centrale de Leticia. Merci a Esti, la basque de Durango! Depart pour Iquitos demain a l aube.

29/05/2006: Semaine intense a Boa Vista: retrouvailles avec nos amis profs et rencontres avec professeurs wapichana. Nous avons egalement pris connaissance du projet de l ONG CCPY qui travaille avec les Yanomami. Discussions avec les principaux coordinateurs ainsi qu avec leaders et profs Yanomami. Article sur la CCPY a suivre.  Le 1er juin nous nous envolerons pour la triple frontiere Colombie-Perou-Bresil.

22/05/2006: Nous sommes a Manaus, chez des amis. Nous avons rencontre hier des Tikunas vivant dans le barrio cidade de Deus qui  nous ont explique leur projet d ecole paralelle, peu suivi par les autorites et associations comme la FUNAI car ce sont des autochtones vivant en ville.. Demain route pour Boa Vista..

15/05/2006:  Rendez vous manque  a Macapa avec l equipe du NEI (cela fait trois ans quils ne sont plus la...), nous quittons Santarem aujourdhui pour deux nouveaux jours de bateau hamac. Le 17 nous serons a Manaus.

08/05/2006:  Apres 6 jours passes a Camopi a discuter avec les responsables de l ecole ainsi que des mediateurs bilingues Teko et Wayampi,nous avons quitte la Guyane Francaise le 5. Nous sommes actuellement a Macapa,dans lAmapa. Nous embarquerons dans quelques jours pour Santarem, 2 joursde bateau -hamac. 

 28/04/2006: Nous sommes sur Cayenne chez des amis. Equipées d' un nouvel ordinateur,  nous tachons de rattraper notre retard.. Nous poursuivons les reflexions avec formateurs IUFM, professeurs, journalistes, médiateurs bilingues. Dimanche nous irons sur Camopi avec Daniel François ,instituteur kali'na travaillant à Camopi.

20/04/2006: Apres notre fabuleux sejour sur le fleuve a Antecume Pata ( Merci Aynaman, Atayumalae et toute la petite famille!!), nous avons assiste hier a la Journee de l amerindien a Oiapoque, au Bresil, en compagnie de la delegation kali na d Awala Yalimapo.

07/04/2006: Suite à Kourou et après une petite semaine intense à Awala Yalimapo (extreme ouest du pays, pres du Surinam) avec les kali'na, nous partons demain pour 8 jours  chez Atayumalae,  Wayana d' Antecum Pata, petit village qui se trouve en zone reglementée au sud de Maripasoula.

23/03/2006: Nous sommes arrivees en Guyane Française. Kourou. Premieres decouvertes et impressions sur cette enclave europeenne, francaise au sein de l Amerique du Sud.  Premieres rencontres a prevoir sur Kourou, au village amerindien et avec Oka Mag.

15/03/2006: Bresil, Fortaleza ( de Boa Vista nous avions rejoint Manaus, puis Belem et Fortaleza par avion). Nous sommes chez Miren Uribe, basque vivant ici depuis 15 ans. Rencontres avec les Pitaguarys, autochtones du Ceara.  Ce groupe vivant au littoral a perdu sa langue, le tupi, depuis plus de 200 ans. Article sur Amerikastola a paraitre dans El Povo, journal  bresilien.

06/03/2006:  Bresil. Universite Federale de Roraima, Boa Vista. Rencontres intenses  avec professeurs autochtones macuxi, wapichana;  professeurs d histoire impliques dans la cause autochtone. Autorisation en cours a la FUNAI pour pouvoir rester quelques jours dans  une communaute au mois de juin. Emission radio enregistree: Monte Roraima 107.4 FM

26/02/2006: Journees rencontres  de la jeune femme Autochtone a Santa Elena. Nous rentrons du trek du tepuy de Roraima ( 5 jours). Plus que quelques jours dans la Gran Sabana, apres direction Boa Vista, Bresil.

18/02/2006: Nous sommes a Santa Elena, Gran Sabana, a 15 km de la frontiere bresilienne. Rencontre avec le professeurs de l ecole de la communaute pemon de Mana Kru, ainsi qu qvec le capitan de la communaute. Projets envisages: se rendre a San Francisco et environs et  trek du tepuy de Roraima.

13/02/2006: Sejour de quelques jours a Ciudad Guayana, Puerto Ordaz, chez la famille Villarroel. Nous sommes parties quelques jours dans le Delta de l Orenoque, Tucupita et Curiapo, petit village warao sur pilotis, a 7 heures de lancha de la plus proche ville. Experience interessante.

03/02/2006: Nous avons passe quelques jours a Ciudad Bolivar ou nous avons visite l ecole dune communaute pemon. Demain, route vers Ciudad Guayana. Notre materiel est en partie endomage, donc il nous faudra plus de temps pour ecrire les articles.

27/01/2006: Amerikastola  a quitte le bateau ( pour eventuellement le retrouver sur l Orenoque) pour se rendre au Forum Social Mondial de Caracas.  Forum jusqu au 29, puis route vers Ciudad Bolivar...

17/01/2006:  L equipe d Amerikastola est au complet. Retour  a la marina de Cumana apres une escapade a Laguna Grande

09/01/2006:  Bien arrivees a Caracas!! Nous sommes montees a bord du Karrek Ven aujourdhui a Cumana. Quelques changements a prevoir au programme: Orenoque revisable pour la Gran Sabana par voie de terre.

.14/12/2005: Le départ approche! petit changement: 4 Janvier 2006 décollage pour Caracas.

15/11/2005: Joyeux anniversaire Sophie! en cadeau, l'obtention de la Bourse Défi Jeunes!

26/10/2005: Départ d'Amerikastola le 28 Décembre 2005: réservation du vol Paris-Caracas. Merci à Afat voyages et Air France!

08 et 9/10/2005: Rencontres au Salon du livre du Mans: spécial Amazonie.

01/10/2005: Amerikastola à la fête des langues du Festval de Bayonne Nord.

12/ 09/2005: Création du blog Amerikastola

23/O7/2005 : Soirée contes amazoniens organisée au profit de l'association à la salle des fêtes de Verniolle (Ariège)
03/ 07/2005: Présence d'Amerikastola au village solidaire du festival EHZ se déroulant à Mendy (64).  

25/05/2005 : Début de la collecte de fonds...
09/05/2005 : Création de l'association Traits d'Union

02/05/2005: Naissance du projet amerikastola 

Photos

 

 Les photos d Amerikastola sont sur le site suivant:

http://spaces.msn.com/amerikastola/?_c02_owner=1