Samedi 3 juin 2006

 Carte Guyane

 

Termperature moyenne : 28 degres

 

 

ON A AIME:    état sauvage de la Guyane, forêts primaires, nature,  population réduite et villes réduites, pollution cuasi absente, immersion dans le monde amérindien, accueil, vues d’avion, diversité de population, petit été de mars qui a duré jusqu’à fin avril...   

 

 

ON A PAS AIME : maladies tropicales (dengue virulente), climat d’insécurité : le farwest guyanais, réseau de transport (bus, pirogues..), budget inadapté, orpaillage, mercure dans les fleuves.

 Nourriture : bonne. Très bons poissons (acoupa, machoiron, aymara. Bonne variété de légumes et fruits : bons maracudjas, patates douces…

 

Budget :   budget très cher, trop cher. Le plus cher de l’Amérique du Sud bien sûr.

 

 

 

Bilan voyage :            Nuits en hamac : 12

                                    Heures de voiture :17 h

                                    Heures avion : 1h 30

                                    Heures de pirogue : 22 h 30

 

 

Bilan éducation/ langues autochtones
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Samedi 3 juin 2006

Camopi : Des jeunes motives et non pas des casseurs....(3 mai , Camopi)

 

Un article paru recemment, fin avril, sur France Guyane evoque des actions violentes a l’encontre du materiel de la mairie de Camopi. Des jeunes du village de Camopi auraient en effet detruit et incendie une annexe de la mairie.

 

 

Il s’ avere, apres discussions sur place, que des jeunes du village ont en effet demonte un carbet communal pour protester contre le manque d activites dans la commune.

 

Les jeunes s’ ennuient et veulent que cela change. Ils sont motives et ont fait plusieurs propositions durant la reunion du 3 Mai dernier : les jeunes souhaiteraient :

 

-          une commune propre. Ils voudraient que els ordures soient ramassees tous les jours et  proposent en outre une initiative de recyclage : le ramassage de canettes par eux-memes et la revente de ces dernieres au Bresil au benefice de l’ association Amecam (Les Amis de l’Ecole de Camopi).

 

-         la mise en place de rotations aeriennes regulieres entre Camopi et Cayenne . Il faut en effet souligner que le trajet de Cayenne a Camopi est tres aleatoire et base sur l’ hypothetique affretement d’une pirogue, de clandestins garimpeiros bresiliens bien souvent,  a St Georges ou Saut Maripa. Il faut compter alors 5 h de  trajet en pirogue en moyenne pour rejoindre Camopi.

 

-         Une meilleure surveillance des pirogues et de leur moteur (surveillance geree par la gendarmerie ou autre)

 

-         Un local type carbet traditionnel ou maison des associations ( il existait un local mais celui ci a ete cede par la mairie a l’eveche, pour un euro symbolique)

 

-         Une ecole de musique et de danse

 

-         Des classes supplementaires a l’ecole de Camopi.

 

-         La mise en place d’un carbet d’accueil pour les gens de Trois Sauts, en transit vers Saint Georges (ainsi qu’une pension et une cantine pour les enfants de Trois Sauts) .

 

-         Un terrain de basket, et des agrements sportifs.

 

-         L’organisation de soirees a Camopi.  

 

 

Il faut souligner qu’ a ce jour les jeunes :

 

-         gerent seuls l’entretien du terrain de football

 

-         ont assure, tous les soirs, l’animation pendant la semaine du Carnaval : plusieurs parades, concerts. Aucun debordement a signaler.

 

-         Ont organise un tournoi de football a la Toussaint 2005.

 

 

 

 

L’association AMECAM (Les Amis de l’Ecole de Camopi) 4 Mai, Camopi

 

 

        L’association a ete creee en 1999 par Bernard Ruff (instituteur a Camopi), Roger Thevenaut, Ludovic Delepine.

 

Son but etait de pallier aux difficultes d’equipement du college CNED ( livres, materiel...). Les premieres initiatives ont donc ete la mise en place d’une salle video, et d’une bibliotheque avec mise a disposition de materiel divers et livres.

 

 

       Aujourd’hui, en 2006, l’association continue et est mise en activite par les professeurs qui rentrent au college.  Il y a eu des changements importants en 2005, ce qui se repercute de fait sur les activites de l’association. En effet, depuis mai 2005, le CNED ne fonctionne plus au college, c’est alors un college plus independant qui est mis en place avec de vrais professerus en relation permanente avec le college de st Georges ( Le college de Camopi devient une antenne de St Georges).  Fin 2005, en novembre,  une reunion cop de poing constatant le manque d’activites aboutit sur un changement de presidence. Guillaume Fabbri est le nouveau president (profeseur au college), Daniel est le secretaire ( instituteur kalina de l’ecole) et Carlin est le tresorier (professeur au college).  Il est alors decide que deviennent membres de l’association ceux qui le souhaitent et que ceux ci souscrivent  une legere cotisation. L’association compte aujourdhui 52 membres.

 

 

       Debut Janvier 2006 est le moment de poser des demandes de subvention. Celles-ci reposent principalement  sur des projets demandes par les eleves :

 

-         organisation de cours de langue teko et  langue wayampi au college ( apprentissage de l‘ecrit), ces cours auront lieu l’apres midi et les professeurs seront payes par l’association.    

 

-         Projection cinema, en grand ecran, en plein air avec un video projecteur a Camopi, dans les ecarts de Camopi ainsi qu’ a Trois Sauts.

 

-         Realisation d’un court metrage par les eleves avec comme acteurs les habitants du village. Le film serait en langue teko et wayampi, sous titre en francais.

 

-         Poursuite de l’obsevation des etoiles a l’aide d’un telescope performant en saison seche (celui ci serait le deuxieme telescope)

 

-         Club Internet pour former a la communication

 

-         Ateliers chants et danses traditionels

 

-         Voyage scolaire en metropole

 

-         Cours de musique pendant les vacances

 

-         Construction d’un grand carbet

 

-         Projet recyclage du village

 

-         Assurer le transport vers des manifestations sportives et culturelles qui ont lieu a st Georges ou Cayenne ( cross d’Octobre, football, volley)

 

 

 

A ce jour, l’association AMECAM a realise les actions suivantes :

 

- Atelier video tous les jeudis, geres par les jeunes ( choix des films, fabrication d’affiches et gestion de l’ouverture et fermeture de la salle)

 

- Activite informatique 2h par semaine le mercredi encadre par 5 jeunes et 2 adultes: une semaine sur deux : approfondissement Word, traitement de texte ; une semaine sur deux : jeux video

 

- Activites, cours de danse : le vendredi : une semaine sur deux : 2h de Hip hop Reggae (professeur : un eleve de 18 ans). Une semaine sur deux : 1h de Brega donnee par les professeurs Carlin et Anne, et 1h de Salsa donnee par l’instituteur Liderson.

 

- Le Ping Pong le mercredi.

 

- La Bibliotheque associative pour tout le village : pret de livres, DVD, coin pour les petits. Ouverte a present 2h par semaine car gere par 1 adulte et 1 jeune.

 

 

Les projets imminents :

 

-         tir a l’arc

 

-         cours de danses ouverst aux jeunes en dehors  du village : capoeira, brega, hip hop.

 

-         Cours du soir pour adultes : code de la route, cuisine, cours de langue autochtone a l’ecrit, mathematiques.

 

-         Atelier video public, ouvert aux jeunes en dehors du college.          

 

 

 

Contact : Guillaume et Betty Fabbri : gbfabbri@hotmail.com

 

 

 

Il existe aussi une autre association, de football, celle ci geree par les jeunes de Camopi : US Camopi. Le president est un jeune du village : Thierry.

 

 

 

Les cours a l’ecole de Camopi (Mai, Camopi)

 

 

Que ce soit a l’ecole ou au college, les cours ont lieu le matin de 7.30 a 12.30 ( jusqu’a 13.00 au college). Climat oblige !!! (il fait terriblement chaud et humide a Camopi)

 

 

Le mercredi 3 Mai : Avec les CE2  (Institutrice : Laurence Piron, 30 eleves)

 

 

Auxilia est la mediatrice bilingue Teko a l’ecole de Camopi.  Alors que Laurence  s’occupe de mathematiques et d’ecriture avec la plupart des CE2 (20 eleves), Auxilia prend a part un groupe de 10 eleves, qui sont tous Teko. Ensemble, ils travaillent en langue teko sur un personnage cree par les eleves : Pako. Echanges d’idees.

 

La classe de CE2 gere par Laurence s’organise en 3 groupes de niveau s’echelonnant entre niveau CP et CE1. Les enfants ont tous comme langue maternelle le teko ou le wayampi. Travaillant depuis 7 ans a Camopi, Laurence parle ces deux langues et arrive donc a gerer les petits problemes de comprehension mais il reste evident pour elle que l’absence de cours en langue maternelle est aberrant. La participaion d’Auxilia est interessante mais afin d’etre efficace, elle devrait etre presente a chaque cours, ce qui a l’heure actuelle, est loin d’etre le cas.

 

Auxilia est presente en CE2 trois heures par semaine.

 

 

Le jeudi 4 Mai : Avec les CE2  ( Institutrice : Laurence Piron, 30 eleves)

 

 

Karl est le mediateur bilingue Wayampi a l’ecole de Camopi.  Alors que Laurence travaille avec la majorite des eleves les sons ION, CH, ON ; Karl, dans la meme classe, travaille en langue wayampi avec 5 eleves  un texte francais parlant de la tortue luth. Ceux ci sont de niveau assez faible et cette aide type traduction donnee par Karl permet aux eleves une meilleure comprehension du texte.

 

Laurence reproche quelque peu le manque d’independance du travail des mediateurs bilingues. Hier aussi, c’est a la demande de Laurence qu’Auxilia a realise le travail particulier en langue teko. Puis au cours suivant, avec les CM1 de Daniel, cela s’est repete, rien n’ayant ete demande par l’instituteur, Auxilia n’a rien fait de precis avec les eleves. .  

 

La presence de Karl est neanmoins indispensable, principalement en mathematiques. Mais comme avec Auxilia, present uniquement durant trois heures, o ne peut pas faire grand chose.

 

Il est evident qu’il faudrait un mediateur bilingue par classe, present durant chaque cours.

 

 

Pour Laurence, en ce moment, on fait les choses a l‘envers : on enseigne la langue maternelle aux enfants apres avoir appris le francais . Il faudrait en fait faire l’inverse : un CP en langue maternelle pour aprendre a lire en langue maternelle, puis un CP en francais. Ce processus permettrait sans doute d’eviter l’accumulation des retards. En outre, les retards ou le niveau insuffisant des eleves s’explique par un fort taux d’absenteisme des enfants. Ceux -ci ne viennent pas si les parents n’ont plus d’essence pour la pirogue ou bien encore en periode de travail a l‘abattis, il arrive que les enfants accompagnant leurs parents ne viennent pas pendant 3 semaines...3 semaines durant lesquelles on loupe un son, deux sons, trois sons…retard inrattrapable…

 

 

Jeudi 4 Mai : College de Camopi : classe de Betty

 

 

Betty encadre une classe ou se trouvent ensemble 3 troisiemes et 7 cinquiemes.

 

Meme si cela parait complique, c’est deja un grand pas car jusqu’a 2005 les eleves suivaient les cours inadaptes du CNED sans veritable cours. Depuis 2005, Camopi a sa propre antenne collegiale et recoit les cours de St Georges que Betty et l’equipe du college transmettent.

 

Le projet du college pour l’annee prochaine est de donner un cours de langue et culture teko et wayampi.

 

Lorsque nous nous sommes rendues au college, nous nous sommes presentees et avons presente le Pays Basque et sa specificite culturelle et linguistique. Nous avons egalement parle de notre voyage et des diverses rencontres avec les autres amerindiens des autres pays. Les eleves ont ete tres curieux sur nos rencontres avec les autres amerindiens, puis ils nous ont demande de leur traduire les mots de base en basque.

 

 

Bonjour ! =                  Wate !           en wayampi

 

                                     Tawinpo !     en teko

 

 

     Pour en savoir plus sur la vie a Camopi, visitez le site de Betty et Guillaume : http://adamond.multimania.com et lisez la rubrique concernant la Guyane , en 2005.

 

 

 

 

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Samedi 3 juin 2006

                                 Le souhaitez-vous ?

 

            Lorsqu’on parle du mouvement des Ikastolas au Pays Basque et d’un enseignement de qualité en langue basque, les mêmes interrogations surgissent  sans cesse ( avec la directrice de l’école d’ Awala, de Antécume Pata, avec André Cognat, avec le directeur de l’école de Talwenn, les professeurs de Camopi..) : « Et la langue espagnole/française ? Est-ce que les enfants maîtrisent les deux langues ?  » En nous voyant et en expliquant nos expériences mutuelles, ils sont bien obligés de constater la réalité suivante : le système mis en place par les ikastolas (immersion) permet et amène à un bilinguisme équilibré et harmonieux.    Mais à quel public s’adresse ce  système : à des enfants bascophones (baignant donc dans un environnement essentiellement bascophone) ou à des enfants souhaitant apprendre le basque ?  Nous leur expliquons donc que ce système était destiné à la base à des enfants bascophones mais qu’aujourd’hui il fonctionne aussi bien pour des enfants qui ne parlent pas basque à la maison.  Le résultat est le même (le système immersif souhaite cela du moins) : avoir des jeunes parfaitement bilingues.

 

 

        Il est clair dans nos têtes que le modèle appliqué au Pays Basque est nullement superposable en Guyane Française surtout du fait que la situation et l’environnement linguistique sont très différents. C’est d’ailleurs ce que nous a souligné Evelyne Périgny, directrice d’Awala Yalimapo: “ Alors qu’au Pays Basque vous êtes face à une situation de bilinguisme bien définie (basque/espagnol ou basque/français); ici, en Guyane Française, c’est beaucoup plus complexe: vous avez les différents groupes amérindiens, les Noirs-Marrons, les chinois, les Hmongs, les Surinamais, les Brésiliens, les Haîtiens..  et chaque groupe avec sa propre langue maternelle. De plus, comment maîtriser ou devenir bilingue français avec seulement une heure de français par jour en classe lorsqu’ à la maison, dans le village on n’utilise que la langue maternelle autochtone?  Comment y arriver avec si peu d’heures dans un contexte où le français est tres peu présent?” Si le but est le bilinguisme, on peut comprendre que ce soit difficile.

 

 

            Il est vrai qu’au Pays Basque on a sans arrêt accés à la langue étrangère, qu’elle soit espagnole ou française, et la langue n’est de fait pas si étrangère que cela à l’enfant. Lorsqu’il commence à l’apprendre (7-8 ans), il la déjà entendue et en connaît donc déjà quelques rudiments. Ce cas est vrai dans le cas où l’enfant est dans un environnement bascophone. Et dans le cas où l’ enfant pratique la langue étrangère à la maison, le système immersif, précoce,  lui permet d’acquérir sans problème la langue autochtone, en l’occurrence le basque. Voilà comment dans les deux cas l’enfant devient parfaitement bilingue.  Chose vérifiée aujourdh’ui avec le boom de l’émigration et ces enfants étrangers qui s’inscrivent dans les ikastolas, et qui très vite acquièrent la langue basque bien qu’ils soient en contact avec encore une autre langue ( par exemple, le roumain/espagnol/basque). Dans ce cas, si l’enfant est depuis tout petit dans ce système, il arrive à maîtriser sa langue maternelle, les deux langues présentes au Pays Basque (le basque et le français/espagnol) ainsi qu’une ou deux langues étrangères (anglais et espagnol/français). Un enfant peut donc sans problème apprendre 5 langues.  

 

 

Dans le cas de la Guyane Française, et surtout dans certaines zones comme celle du fleuve ( Maroni ou Oyapoque), il est vrai que le français n’est pas la langue parlée quotidiennement. Il paraît donc difficile qu’ils l’acquièrent sans l’apprendre pleinement à l’école et de toute façon, dans ce contexte bien particulier le bilinguisme ne serait pas pratiqué d’office quotidiennement (pour eux le français est la langue de l’extérieur, de l’école, de l’administration, du travail en dehors du village).

 

 

Il y a par contre plusieurs groupes qui eux se trouvent en contact régulier avec la langue française, en l’occurrence ceux du littoral comme les Kali’na, les Lokono ou les Palikweneh. Dans leur cas devenir de parfaits bilingues ne pose a priori pas de problèmes. Suivre une scolarité dans la langue autochtone (en ayant la langue française comme langue seconde ou étrangère) et devenir bilingue ne sont pas contradictoires.  Il est clair que ce n’est pas l’Etat qui encouragera ce genre d’initiative, c’est donc aux parents, au peuple de réagir et de se prendre en main pour impulser ce genre d’éducation. La question est donc: le souhaitez vous?

 

 

            Et quelle langue utiliser à l’école lorsque plusieurs langues sont présentes sur un même territoire ( par exemple sur le fleuve Oyapoque, lorsqu’on a les langues teko, wayapi et bresilien)? Celle de la majorité? “ A chaque groupe, sa propre langue maternelle” aurions nous tendance à dire. Mais quelle place pour une langue qui n’est pas totalement liée à un territoire? Le problème de la  terre est crucial chez les Amerindiens. 

 

 

            Il faut avec force faire face à celui qui a le pouvoir, en l’occurrence l’Etat français. L’union faisant la force c’est celle ci qui doit payer dans la résistance amérindienne. On nous évoque des problèmes internes de communication, mais à l’ère des pyrogues à moteur, de la radio, du téléphone et d’Internet, cela ne semble pas insurmontable.  Et quand bien même, les pagaies, les appels de fumée, le cor et la txalaparta ( instrument de musique traditionnel servant autrefois à la communication ) seront toujours là pour ceux qui ent ont besoin! Alors, le souhaitez-vous?

 

 

                                                                                             

 

 

                                         Nerea Leturia Nabaroa traduit par Audrey Hoc le 2 Mai à Camopi.

A vous de jouer………si vous le souhaitez!!!

 

 

 

 

 

Il est vrai que nous avons en Guyane Francaise des situations bien differentes selon le lieu, la langue pratiquee.

 

 

Deux exemples concrets, tres differents,  ou des strategies educatives immersives lancees par des associations pourraient etre envisagees:

 

 

Awala Yalimapo, commune kali na

 

 

A Awala Yalimapo la langue kali na est parlee de facon reguliere et par toutes les generations, meme si bien sur la tendance est a la baisse chez les jeunes.  La communes est autonome et geree par les kali na eux memes. La commune est situee sur le littoral et de fait, la langue francaise est presente au quotidien. Il y a a Awala Yalimapo une solide equipe d adultes formes et competents bilingues en kali na francais.

 

 

 

 

Balate, terre Lokono

 

 

Les Lokono de Balate ne parlent presque plus leur langue, tres peu sont ceux qui maitrisent la langue lokono, et encore moins les enfants. Balate est en contact permanent avec la langue francaise.

 

 

 

 

 

 

Les deux exemples sont tres differents et cela semble tres difficile d envisager une ecole de ce type a Balate. Or il faut rappeler que l immersion permet a nimporte quel enfant d acquerir n importe quelle langue lorsque celui ci est tres jeune. Alors pourquoi pas envisager une immersion en langue lokono? 

 

 

 

 

 

 

 

 

Antecume Pata, terre wayana

 

 

La situation est autre sur le fleuve. Ainsi, a Antecume Pata, la population parle wayana et tres peu le francais. Celui ci nest presque pas present hormi a la television ou en cd, ou a Maripasoula, a 4h en aval….

 

 

La bas, la langue autochtone doit etre un levier afin de maitriser la langue francaise, inconnue aux enfants. Un CP en langue autochtone va de soi et parait de fait totalement approprie pour que lenfant acquiert la lecture ainsi que lecrit. Passer ensuite au francais est tres facile, il ne sagit que de voyelles ou consonnes supplementaires…. A discuter ensuite de la place des cours en langue autochtone dans ce contexte bien particulier..

 

 

 

 

 

 

Ces schemas immersifs sont envisageables qu il s agisse de  renforcement, de  revitalisation ou d education propre adaptee a des enfants ne parlant que leur langue maternelle autochtone. Bien sur ce type d education n est pas forcement compatible avec les volontes de l etat , mais pourquoi attendre?  Des associations peuvent gerer ce genre de projets, des associations montees par les personnes desireuses de ces alternatives et potentiellement aidees par l exterieur. Alors, a vous de jouer….si vous le souhaitez!

 

 

 

 

                                                        Audrey, le 30 avril 2006 a Camopi

 

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Jeudi 30 mars 2006

 

 

La Guyane francaise est un petit bout de terre où le drapeau tricolore flotte...en pleine Amazonie, en Amerique du Sud...

C'est surtout un petit bout de terre  où l'on oublie les autochtones, les amerindiens de Guyane francaise...

Nous vous parlerons donc de cette Guyane amerindienne. Et pour commencer, pour vous mettre dans le bain de ce quil se passe ici, en guise d'introduction , et avec l'a ccord de ceux ci, voici deux articles d' OKa Mag:

 


OKA MAG, n° 28, année 2005 Parc National, orpaillage : Le genocide des Peuples Amérindiens perdure… Edition spéciale n°2


Le niveau d’ empoisonnement mercure dans le Haut-Maroni

 

Dernière semaine de septembre 2005 l’ association Solidarité Guyane a effectué une nouvelle série de prélèvements dans les villages amérindiens du Haut-Maroni. Ces prélèvements, à rapprocher des prélèvements de 2004, sont destinés à mesurer l’évolution de la pollution mercurielle due à l’orpaillage à proximité de leur zone de vie.

L’ échantillonnage porte sur 120 prélèvements de cheveux réalisés dans le respect du protocole imposé par le laboratoire d’ analyse ( National Institute for minamata Disease- Japon) agréé par l’ OMS. Un premier lot de résultats nous est parvenu début novembre, dans lequel figure 32 analyses du village de Kayodé ( sur 75 effectuées), dont la population est la plus touchée par l’empoisonnement mercure.

Tout d’abord, à titre de comparaison, le tableau ( source InVs -1999) des concentrations moyennes de mercure exprimées en microgramme par gramme de cheveu et les limites des organisations internationales pour la santé :


Population guyanaise : 3  Metro de Guyane: 1.7

Moyenne mondiale: 2

 Limite maxi OMS1 : 10

Limite maxi EFSA2: 4.4

Restitution du premier lot de résultats ( en microgramme par gramme de cheveu) pour le village de Kayodé et rapproché des résultats de 2004 :



           Nb        Mini    Maxi     Médiane    Moyenne       Sup. à 10 (OMS)     % sup. à 4.4 (EFSA)   %

2004    13          7.38    21.97    9.32              11.51                 6                      46         13               100

2005    16           6.42   26.6      10.94            12.41              12 7                     75         16              100


          Nb            Mini    Maxi      Médiane      Moyenne    Sup. à 10 (OMS)   %   sup. à 4.4 (EFSA)   %

2004   24               6.4    21.13     12.5             12.81               18                  75        24               100

2005   16              6.59   25.82    13.06           13.1                 10                   62         16             100


Oka Mag, n°28, p.23



1 Organisation Mondiale pour la Santé

2 European Food Safety Authority

 


Le canard amerindien déchaîné

Kali’na neluwai iyano

Le génocide français du 21ème siècle


Définition d’un génocide : crime contre l’humanité tendant à la destruction de tout ou partie d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux.

Lieu : Guyane Française (département Français d’Amérique du Sud)

Génocide silencieux : des Peuples Amérindiens Wayana, Wayãpi et Teko

Techniques utilisées : spoliation des terres ancestrales, empoisonnement et intoxication au mercure, non assistance à personne en danger de mort lente.

Responsable : l’Etat Français à tous les niveaux de responsabilité en commençant par le Président de la République avec l’aide de la plupart des élus locaux de Guyane impliqués dans le lobby minier.


Chers lecteurs, les faits que vous allez découvrir à la lecture de ce numéro spécial d’Oka.Mag’ sont malheureusement véridiques et surtout, chose bien plus grave, ils se déroulent sur le territoire français, pays des droits de l’Homme. En effet nous vous rappelons brièvement, que la Guyane n’est pas un bout de terre perdue en Afrique (quoique l’on commence à y ressembler de plus en plus…), ni en Asie, ni dans « les îles » comme l’on dit, ni on ne sait où encore, mais un pays bien ancré en Amérique du Sud et terre française de surcroît depuis déjà cinq siècles. Notre statut officiel n’est pas celui d’un TOM (territoire d’outre-mer), mais celui d’un DOM (département d’outre-mer) au même titre (sur papier) que les 95 autres départements de l’hexagone. Et c’est là que le bâts blesse, c’est cela qui est inadmissible. Nous ne sommes pas un pays du tiers monde, mais le fait d’être à plus de sept mille kilomètres de la France, en pleine Amazonie, cela revient au même. Cet éloignement permet à certains de ne plus rien respecter et de faire régner la loi de la jungle, avec la bénédiction du gouvernement Français.


Le scandale du foncier :

Tout a commencé par la confiscation totale des terres Amérindiennes lors de la conquête (et non pas découverte) de la Guyane il y a cinq siècles. Actuellement, en 2005, l’Etat est propriétaire de la quasi-totalité des terres Guyanaises et les élus « Guyanais » veulent se les accaparer pour les mettre en valeur à leur façon et avoir ainsi, un « accès aux ressources » comme ils le disent. Nous rappelons qu’ aucune Nation Amérindienne de Guyane n’a jamais signé le moindre traité de rétrocession de terre comme cela s’est produit aux Etat-Unis d’Amérique et au Canada. Nos terres nous ont été purement et simplement volées. Les nouveaux colonisateurs sont là à nos portes, le Noir a remplacé le Blanc pour faire le travail mais le résultat est le même pour nous : spoliation des terres puis acculturation.

Tous les villages Amérindiens sont en conflit plus ou moins ouvert avec leurs communes de tutelle et se font voler leurs droits à la terre ancestrale dans l’indifférence la plus totale : le cas extrême à été celui de Kourou ou le village Kali’na à été « bouffée » par la mairie. Les villages Kali’na de Bellevue-Yanaou, Degrad-Savane, Organabo, Macoua et Flèche sont dans la ligne de mire de la commune d’Iracoubo. Les villages Kali’na de Paddock, Terre Rouge, Espérance et Village Pierre sont sous la coupe de la commune de Saint-Laurent du Maroni. Le village Kali’na Javouey de Mana est menacé. Les villages Lokono de Cécilia et de Sainte-Rose de Lima subissent le développement de Matoury et perdent progressivement leurs zones de subsistance. Le village Lokono de Balaté est en guerre constante avec St-Laurent du Maroni. Les villages Palikours de Macouria, de Roura, de Régina et de Saint-Georges de l’Oyapock sont en grande difficulté foncière. Tous les villages Wayana du Haut-Maroni sont en sursis et font l’objet de pressions accrues de la part de la commune de Maripasoula (voir l’article de Madame Wyngaarde). Camopi (Wayãpi, Teko) et Awala-Yalimapo (Kali’na) sont des communes française mais ce n’est pas pour cela qu’elles n’ont pas de problèmes fonciers mais cela est une autre histoire. La technique de toutes ces communes créoles est simple et efficace : renier l’autorité des chefs coutumiers de ces villages et convaincre les habitants à acheter leur terre. Technique encouragée par le fait que l’autorité des chefs coutumiers n’est pas reconnue par l’Etat lui-même et que la notion d’Autochtones est refusée même devant l’ONU.

L’Inini : arrondissement Guyanais de 80000km2 créé le 06 juin 1930 et réuni à la Guyane seulement en janvier 1947.

Le territoire de l’Inini appelé aussi « Pays Indiens » plus ou moins tranquille depuis des décennies, est la cible directe de la voracité des élus locaux qui veulent accaparer toutes ces terres à leur profit et au détriment des trois Peuples Amérindiens qui y vivent. Les pressions sont constantes et de plus en plus fortes. Cette appellation de Pays Indiens sur la carte de la Guyane, les gênent énormément et ils ne veulent plus se contenter de gérer la côte (ce qu’ils ne sont, en plus, même pas capables de faire correctement) et ce n’est pas quelques « sauvages » perdus en pleine forêt qui vont freiner leurs appétits de s’en mettre plein les poches après avoir eu accès aux fameuses ressources (bois, or, pétrole, diamants….). Le discours officiel est de faire des routes pour désenclaver l’intérieur. Cela est ridicule : faire des kilomètres de routes en pleines forêt Amazonienne pour désenclaver des villages peuplés de quelques dizaines de personnes. Ce discours officiel cache tout simplement l’ambition de certains de nos gouvernants à piller ces fameuses ressources en toute impunité et à montrer que se sont bien eux qui dirigent la Guyane. Le projet de routes à tout va et dans toutes les directions est franchement risible surtout quand on connaît l’état lamentable de la RN1 et de la RN2. Tout le monde se rejette les responsabilités de l’entretien, résultat des courses : une route minable, et vous voulez en faire d’autre ? Regardez les routes de Kourou, la ville spatiale, on croirait Albina au sortir de la guerre civile ! Une honte.


Le scandale de la situation sanitaire.

Cette situation est bien plus catastrophique. Même le syndicat des médecins de Guyane a tiré la sonnette d’alarme mais cela est resté lettre morte. Les médias pourtant en possession de leur constat n’ont jamais daigné en parler sérieusement. Guyanais, on vous cache des choses et des choses graves.

Depuis le Oka.Mag’ N°22, nous avions dénoncés le fait que plus de la moitié de la population Wayana étaient atteinte de tuberculose à des degrés divers. Qu’ont fait les autorités sanitaires, pas grand-chose. La preuve en est, les cas de tuberculose sur la côte sont de plus en plus nombreux.

La coqueluche a déjà tué plusieurs nourrissons sur Camopi en 2003. Une grosse épidémie a démarré récemment (octobre 2005) en pays Palikour du coté Brésilien à seulement 70 Km de la frontière. Cette population Palikour se déplace régulièrement coté Français vers Saint-Georges de l’Oyapock, Régina, Favard et même jusqu’à Macouria. Que vont faire les autorités sanitaires ? Nous rappelons que les Peuples Amérindiens n’ont aucune défense immunitaire contre ces deux fléaux car pendants des millénaires ces maladies-là n’existaient pas, elles ont été importées lors des premiers contacts avec les Européens.

Recrudescence importante de la dengue et du paludisme dans l’intérieur et des cas graves sont maintenant monnaie courante sur la côte, ce qui est un phénomène nouveau directement lié à l’orpaillage intensif (bassins de décantations, flaques d’eau innombrables après la déforestation et le travail des pompes à eau…nouveaux nids à moustiques). Merci l’orpaillage.

Recrudescence des maladies vénériennes et du sida, transmises par les milliers de femmes surtout d’origine Brésilienne, qui se livrent à la prostitution dans les villages d’orpailleurs clandestins ou non. Merci l’orpaillage.

Dysenteries sévères et parfois fatals surtouts pour les enfants. Plusieurs enfants Amérindiens de l’intérieur sont morts après avoir bu de l’eau du fleuve contaminée par le travail des orpailleurs (turbidité de l’eau). Merci l’orpaillage.

Recrudescence des meurtres, assassinats, règlements de comptes, tortures, sévices, sur les placers et les communes environnantes. Cela aussi fait partie de la situation sanitaire avec les éclopés qui en résultent. Merci l’orpaillage.

Vous qui aimez porter de beaux bijoux en or, dites vous que vous êtes responsables en grande partie de cette catastrophique situation. La demande engendre l’offre….chaque fois que vous rentrez dans une bijouterie vous devenez un acteur du génocide des derniers Amérindiens de Guyane.


Le scandale des « opérations Anaconda ».

Apparemment l’anaconda se mord la queue. Les opérations anaconda menées par les gendarmes se fonts certes plus nombreuses mais ce sont souvent de grands coups médiatiques sans grand résultat. La plupart du temps, les orpailleurs sont avertis de l’opération à venir (comment ? Cela serait très intéressant de le savoir) et bien souvent, une fois arrivés sur place, il ne reste plus que les éclopés qui n’ont pas pu s’enfuir, les femmes et les enfants. De pauvres malheureux, plus près de la condition d’esclaves que d’ouvriers travaillant une « noble activité traditionnelle ». Le pire de tout fut le grand cinéma réalisé l’année dernière pour la venue très médiatisée du ministre Madame Girardin sur la Sikini (près de Camopi). Il n’y avait plus un seul orpailleur clandestin sur place, ils buvaient tous une bonne bière à Villa Brazil,à la santé de Madame le ministre, en attendant qu’elle reparte gentiment chez elle après sa prestation médiatique. Allez donc voir la Sikini maintenant, c’est pire qu’avant, c’est une honte et un camouflet pour l’autorité de l’Etat Français. Un chiffre, le trois. Trois gendarmes à Camopi fassent à des milliers d’orpailleurs Brésiliens. Les sites clandestins sont ravitaillés tranquillement en gasoil et autres denrées par hélicoptères : la honte, où sont la volonté et les moyen côté autorité ! A remarquer que pas une seule activité minière n’est à déplorée côté Brésilien, c’est une zone sous protection réelle de la part de l’Etat brésilien et leurs ressortissants ne s’y frottent pas, il est plus simple de venir orpailler coté Français. Honte sur la France qui ose donner des leçons d’écologie à d’autres pays, comme le Brésil, entre autres.

Et quand les opérations anaconda se passent bien, les gendarmes contribuent eux aussi, un peux plus à la pollution du site puisque tout le matériel saisi est détruit tel quel sur place (huile, essence, gasoil, pièces, moteurs…), sans aucune précaution, le feu y est mis puis le site abandonné.

Et les commanditaires dans tout celà, les vrais patrons de tous ces sites illégaux ? Ou sont-ils, Messieurs les gendarmes ? Après plusieurs mois d’opérations anaconda, pas une tête n’est tombée, pas un responsable, que des malheureux travailleurs réduits à la condition d’ esclaves. Nous sommes en droit de nous poser des questions sur les résultats des ces fameuses opérations et sur leur utilité réelle puisque les vrais commanditaires ne sont jamais inquiétés par la justice Française et pire, les placers illégaux ou non, continuent à fleurir et à transformer notre belle Guyane en gruyère vue du ciel. Honte sur la justice Française.


Le scandale du mercure.

Cela fait déjà plusieurs années que les thermomètres à mercure ont été supprimés de la vente en pharmacie et ceci pour quelques gouttes de mercure qu’ils contenaient et qui pouvaient se répandre en cas de chute. A côté de cela nous avons des orpailleurs qui utilisent librement des tonnes de mercure. Belle hypocrisie. La soi-disante interdiction de vente de mercure devant intervenir dès le premier janvier 2006 ne servira à rien. Vous savez très bien que dès que quelque chose est interdit, il y a aussitôt un marché parallèle qui se met en place. Hypocrisie, hypocrisie. C’est comme de dire que l’orpaillage en Guyane est une question de tradition. Comment peut on comparer les anciens chercheurs d’or du siècle dernier, qui travaillaient à la pelle, à la pioche et avec une malheureuse battée dans des placers à dimension humaine, l’impact sur la nature environnante était minime (sauf pour l’utilisation du mercure qui était déjà à l’époque conséquente). Comment peut-on les comparer avec les grands placers super équipés techniquement qui fleurissent maintenant (bulldozer, barge, suceuse, groupe électrogène, moto pompe, lance hydroélectrique et même hélicoptères) et qui utilisent des tonnes et des tonnes de mercure, cyanure, essence, gasoil, huile…il n’y a pas de comparaison possible. Et que dire des prélèvements et études d’impact menés par nos scientifiques Français, résultats: il n’ y a pas de pollution au mercure en Guyane, le mercure est naturellement présent dans le sol de la forêt Amazonienne. Les Amérindiens sont naturellement dégénérés (alcool, consanguinité…) et ils n’ont qu’à changer d’alimentation. Honte sur l’Etat Français qui nie sa responsabilité. Et le principe de précaution, qu’en fait-on ? Nous ne nions pas que certains problèmes dans les villages puissent être liés à l’alcool. L’alcoolisme devient aussi un gros problème mais de là à tout mettre sur son compte, c’est trop facile. Et qui nous a apporté l’alcool ? Honte sur l’Etat Français car c’est l’Etat Japonais qui paye actuellement les études et les prélèvement effectués sur nos frères Wayana car eux ont tiré des leçons de la catastrophes que fut Minamata pour eux.


Le scandale de l’éducation.

Structures totalement obsolètes et inadaptées à l’intérieur. Les classes primaires ressemblent souvent à des cages à lapins en pleine chaleur Amazonienne. Le collège de Camopi est resté des années sans sanitaires. Il a fallu des cas d’amibes et de diarrhées importants, pour que l’Education Nationale réagisse avec la construction de trois toilettes. Sur le Maroni il y a encore des écoles sans toilettes et les petits Wayana vont faire leurs besoins dans le fleuve pendant les cours. Résultats : il y a à peine quelques semaines, un enfant a glissé sur le rochers en faisant ses besoins, a été rapidement emporté par le courant et il est mort noyé. Merci l’Education Nationale, mais bon, ce n’était qu’un petit Indien… ! Des dizaines d’enseignants n’ont, soit pas de logements, soit pas de poste et quand enfin, cette éducation peut se faire, elle n’est pas adaptée aux réalités du terrain…


Le scandale des médias :

Et cela continue, le traitement à deux vitesses de l’actualité par les médias locaux, en l’occurrence par RFO Guyane, le plus important mais le plus impartial et qui se distingue par sa mauvaise foi. Dernier exemple flagrant en date :

Le jour de l’annonce (au journal télévisé du soir à 19h30) du non lieu de la plainte pour empoisonnement de la FOAG, cette information, pourtant importante pour un petit département comme la Guyane, est passée en troisième position après un reportage sur les infirmières et sur la formation des auto-écoles. Nous n’avons rien contre les infirmières et les moniteurs d’auto-école mais quand même, soyons sérieux ! Le pire fut pour le lendemain matin ou normalement les actualités de la veille sont rediffusées ; Alors là, bien sur, les reportages sur les infirmières et sur la formation des auto-école furent re-montrés mais plus rien concernant la plainte de la FOAG. C’est quand même bizarre cette façon de traiter des information importantes ou alors cela veut peut-être dire que pour les responsables de cette chaîne, quarante familles Amérindiennes qui portent plainte pour empoisonnement au mercure, cela n’a que peu d’importance. Mais si cela avait été quarante familles Créoles, nous pensons que toutes la Guyane se serait mobilisée, les élus en tête, les médias avec manifestations dans les rues…mais pour des Amérindiens…cela n’en vaut pas la peine…de toute façon, nous sommes destinés à mourir…la preuve en est par les faits : l’orpaillage continue de plus belle même dans la zone soit disant interdite. A vous de juger.

Ce que beaucoup de personnes ne comprennent toujours pas, c’est que ce qui arrive actuellement aux familles Wayana, cela arrivera fatalement à d’autres familles Guyanaises, du fleuve d’abord puis de la côte car cela est un gros problème de santé publique (comme l’a reconnu le tribunal de Cayenne qui a senti ses compétences dépassées par cette problématique). Les gens concernés par la santé doivent prendre ce problème à bras le corps avant qu’il ne soit trop tard, comme à Minamata au Japon. A la place de ce genre d’information, RFO nous rabat les oreilles sur les ondes télé et radio avec l’historique des indépendantistes Guyanais et le fameux « complot de Noël ». Là ils y vont de bon cœur et plusieurs fois par semaine…à vous de juger.

La technique de RFO est simple pour traiter des sujets qui les gênent : il suffit d’en parler une seule fois dans un reportage qui passe à la vitesse de la lumière et le tour est joué. Si vous avez eu le temps de capter l’info, et bien tant mieux pour vous ou sinon tant pis et vous continuerez à croire qu’en Guyane, tout va bien, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et surtout comprendre qu’il ne faut pas faire trop de vagues… !

Kulana :u pour le canard Amérindien déchaîné

 


Association OKA MAG : Magazine bimestrielle des actualités Amérindiennes de Guyane Française

Kali’na ayupagakose, k+no’an Nono tulalema. Oko nuno wa’la’lo Oka. Mag’ malo

Okâ : écoute…la nouvelle, la parole qui vient de loin…


Siège social : 11 rue Abel Azor, 97310 KOUROU, Guyane Française, Amérique du Sud.

Tel : 05 94 22 01 41/ 06 94 24 22 36

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Ce magazine a été crée en 2001 pour donner la parole aux amerindiens de Guyane française.  Magazine engagé, OKA MAG enerve et  gêne beaucoup de monde en Guyane....La survie de ce magazine repose sur l'engagement des quatre membres de l'association et sur le soutien que vous pouvez lui donner en le lisant alors, n' hesitez plus,  abonnez vous à OKA MAG!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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Nous lançons aussi  un appel pour ouvrir un point de vente au Pays Basque!! A bon entendeur...



 

par amerikastolafr publié dans : Carnets de route: Guyane Francaise (22/03-05/05)
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Nouvelles

11/01/2007: Anglet. Poursuite de la diffusion de l'exposition et documentaire Amerikastola dans tout le Pays Basque. Prochaine session le 13 Janvier à la Médiathèque de Biarritz à 15h.  Réflexion sur projets futurs: Amérique du Nord et Tibet...Départ prévu en avril 2007.

25/09/2006: Perigueux. Preparation du documentaire Amerikastola ( 50 % de prêt) et planning des expositions en cours ( voir catégorie Expositions) . Mise a jour des photos et textes en cours egalement.  Premiere expo: Ustaritz le 16 Octobre à la bibliotheque et projection debat du documentaire le 27 Octobre à 21h.

31/07/2006: Madrid. Fin d' Amerikastola: retour de Lima vers l 'Europe et le Pays Basque.

23/07/2006: Cuzco. La traversee des Andes Centrales nous a permis de connaitre quelques centres importants tels que Huancayo et Ayacucho ansi que l interessante mais froide  Huancavelica. La population y parle majoritairement quechua. Depuis deux jours, nous sommes a Cuzco, la capitale inca fortement "gringisee". Demain, direction Aguas calientes pour gravir le Macchu Picchu a l aube le lendemain.

13/07/2006: Satipo. Apres avoir passe deux jours  a Lima, nous avons pris un bus afin de rejoindre Satipo, dans la jungle centrale: trajet spectaculaire avec monts glaces puis descente vertigineuse vers la jungle pleine de relief. Rencontres et discussions dans deux ecoles de deux communautes Ashanincas: Gloriabamba puis San Juan de Panama. Demain route vers Huancayo, a 3500 m.

07/07/2006: Trujillo. Nous poursuivons nos decouvertes des cultures regionales pre incas: Moche a Chiclayo (Sipan), capitale du sourire et de l amitie; puis Chimu (Chan Chan)a Trujillo.  Dimanche 9 nous serons a Lima pour rejoindre la selva de Satipo.

01/07/2006: Cajamarca. Nous sommes depuis plus d une semaine sur les hauts plateaux du Nord, a la decouverte de la culture et de l histoire du peuple Chachapoyas, pre inca. Nous avons visite plusieurs sites archeologiques aux alentours de Chachapoyas