CIUDAD BOLIVAR, FIEB ET COMMUNAUTE AUTOCHTONE DE ITOY PONKON : DU 1 FEVRIER AU 3 FEVRIER
Rencontre avec
1) Discussion avec Jerrick, le responsable communication
La FIEB a été créee en 1971 afin de protéger les autochtones de l’Etat de Bolivar des intérêts des entreprises qui souhaitent exploiter la zone et qui du coup, la menacent.
L’Etat de Bolivar compte en effet plus de 18 ethnies. A l’heure actuelle, le combat consiste a rendre effective la délimitation des terres et habitats autochtones. Il y a quand même eu quelques réussites dans le processus de reconnaissance des autochtones, comme celui d’être identifie dans sa carte d’identité ( cedula) comme faisant partie d’une ethnie autochtone. La cedula precise en effet le groupe ethnique auquel appartient le citoyen ( en l’occurrence pemon pour Jerrick).
L’Education Interculturelle Bilingue
Jerrick se pose beaucoup de questions a propos de la mise en place de cette éducation. Pourquoi le gouvernement encouragerait ce type d’éducation? Quel est l’intérêt? Que cache cette proposition?
Pour Jerrick, cette proposition est contradictoire aux intérêts de l’Etat, dans la mesure ou l’article 126 de
Ce type d’éducation en est donc a ses débuts au Venezuela: il n’existe que quelques essais a l’heure actuelle..et ces essais manquent cruellement de matériel comme des livres, des méthodes de travail, des dictionnaires, en langue autochtone bien sur.
La conséquence est que bien souvent, les professeurs ne maîtrisent pas leur langue autochtone.
De plus, l’écriture n’est pas vraiment normalise ce qui pose évidemment problème pour la transcription écrite et l’édition de livres. Il reste donc du travail, ne serait-ce que dans l’étude approfondie de la langue pemon .
2) Discussion avec le président de
Ce monsieur a été président pendant plus de 19 ans, et nous avons eu la chance de le croiser, car il est très souvent en déplacement.
Il nous parle du projet éducatif oeuvrant a San Miguel, km 67 : Projet Educatif Intégral Pemon.
Profitant de la législation favorable, un groupe de pemons de la bas a choisi de créer lui-même une école, ou culture autochtone et apprentissage seraient associes : Education, Economie et Spiritualité. Il s’agit d’une formation éducative et non d’une éducation formative.
Nous avons également croise sans le savoir un des autres auteurs du projet lors du forum a Caracas : Freddy Bolivar.
Dans cet établissement, les jeunes apprennent entre autre, le processus de fermentation du yucca.
Le président nous avoue que quelques changements sont intervenus, notamment à cause d’une certaine pression du gouvernement. Tout est en commencement, tout est a construire.
La difficulté première est encore l’absence d’étude approfondie sur la langue pemon ; sans normalisation, difficile d’intégrer la langue dans un processus scolaire. ]
Nous essaierons d’aller voir ou en est ce projet éducatif, mais il semble difficile d’y acceder avec des moyens de transport traditionnels.
Rencontre a l’ecole de
La communauté pemon de Itoy Ponkon se trouve à Ciudad Bolivar, sur une surface cédée par l’état afin que les autochtones puissent y vivre ensemble. Elle est située en périphérie de la ville, au bord de la route, et est plus connue sous le nom de Churuata.
Jerrick nous y dépose, pour la journée et nous conduit directement à l’école.
Cette ecole existe depuis 2003 et s’inscrit dans la lignée de l’inter culturalisme bilingue: celle-ci se nomme Ecole Interculturelle Bilingue Kuranau.
Il y a entre 36 et 41 élèves ages de
Deux professeurs encadrent la classe : le professeur principal qui est une femme âgée de 35 ans : Rogelia Ochoa , et un auxiliaire (ayudante) nomme Cristobal, qui lui est particulièrement savant de la culture autochtone pemon.
Concrètement les cours sont en espagnol et dans le mesure du possible, Rogelia traduit ensuite en langue pemon. La aussi, tout est en construction au niveau du processus interculturel bilingue. Tout est a faire et les professeurs manquent de tout.
L’accueil de ces professeurs a été très chaleureux, étant nous aussi jeunes professeurs et de surcroît Basques (nous avons explique rapidement la situation du Pays Basque), le courant est vite passé.
Ils ont souhaité nous faire part des problèmes, notamment matériels de l’école.
Tout d’abord, l’école elle même , ses fondations, n’est pas terminée. Elle n’est pas clôturée, l’insécurité est donc grande pour les enfants.
D’autre part, les droits des enfants définis comme tels dans
En outre, il manque toutes les infrastructures relatives a l’hygiene (lavabos et toilettes). Enfin, le matériel scolaire fait défaut : manque de tableaux, et bien sur de livres…parler de livres en pemon est encore plus décalé ! D’ailleurs ils n’existent pas ou très peu.
Merci a Rogelia et Cristobal pour leur accueil.
Audrey, Puerto Ordaz, le 8 fevrier 2006
9) CIUDAD GUAYANA: PUERTO ORDAZ: DU 4 FEVRIER AU 8 FEVRIER
Quelques jours a Puerto Ordaz au calme, dans une famille, afin de mettre a jour dans les cybercafés nos blogs et transférer nos photos sur CD. Prises de contacts pour pouvoir se rendre a Tucupita, dans le Delta de l’Orénoque.
Audrey, Puerto Ordaz, le 8 fevrier 2006


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