Carnets de route : Venezuela: IV: 8 fevrier 2006

Samedi 20 mai 2006

8 Février 2006 : Puerto Ordaz :  Rencontres avec les missionnaires Nuevas Tribus

  Et après quoi? Les NUEVAS TRIBUS au  VENEZUELA

            En même temps que les conquistadors, arrivèrent les missionnaires aux Amériques, et ce que les autochtones n’auraient jamais fait ou uniquement peut être sous pression, ces deux étrangers le firent au nom de Dieu. Des missions s’installèrent un peu partout, et en même temps donc que l’évangélisation souhaitée, ils instaurèrent milles habitudes et pratiques encore inconnues aux yeux des autochtones : l’écriture, et donc, l’école ( les Incas, Aztèques et Mayas les connaissaient mais pas la plupart des autochtones de coins plus reculés). 

 

 

            Il est de nos jours très difficile de comprendre des civilisations sans écriture, mais même celles -ci , lorsqu’elles existent encore, sont en train d’intégrer un système de communication écrit.

 

 

            Les Yanomami ( situés au sud est du Venezuela et au nord ouest du Bresil) ne comprenaient pas comment des symboles étranges dessinés sur du papier pouvaient se transformer en sons, insaisissable pour eux. « Or, de nos jours, ils écrivent leur langue, cela ne leur paraît pas bizarre », cest ce que nous commenta Doris de Matheus, qui a travaillé pendant 10 ans avec eux à Parima. 

 

 

            On parle déducation Interculturel Bilingue dans les territoires autochtones du Venezuela. Selon les termes, cela correspond à employer de façon harmonieuse à lécole deux langues et cultures différentes qui sont en contact (en loccurrence celle des autochtones et celle des Blancs) ou alors cela correpond à une situation où, face à la culture et à la langue enseignée, on tente de récupérer sa langue et sa culture oubliées ou perdues.

 

 

            Mais cette formule nest pas magique et ne sapplique pas de la même façon pour tous les autochtones. Les autochtones avec qui travaillent Doris, Elvia Ulacio ( qui travaille avec les Macos des Maruas au bord du Ventuari, à une heure de Puerto Ayacucho, dans le nord de létat dAmazonas, au sud du Venezuela) et Josefina Gimenez ( qui a aussi travaillé avec les Yanomamis) sont en effet tout à fait savants de leur langue et de leur culture, il ne sagit pas pour eux de réapprendre cela. Ils vivent en depuis toujours sur leurs terres, font toujours les mêmes travaux, et chantent et dansent comme toujours..Leur culture na rien à voir avec du folklore, ils la vivent au quotidien. De fait, à quoi leur servirait lapprentissage des paniers ? A rien, ils savent les faire. Lapprentissage des chants et danses ? A rien, ils chantent et dansent au quotidien. 

 

 

            Néanmoins, la pratique quotidienne de leur langue ne doit pas justifier son absence au sein de lécole, bien au contraire, et lécole se doit dêtre bilingue.

 

 

            Doris donnait des cours en yanomami à des personnes qui seraient à leur tour professeur dans leur communauté, car ceux ci sont bien plus capables quelle en matière de pédagogie et de planning horaire adaptés.   Elvia quant à elle donnait des cours aux enfants et adolescents durant lesquels elle utilisait alternativement les deux langues, le yanomami et lespagnol.

 

 

            Avant de se rendre dans les communautés, ces deux femmes ont bien sûr du apprendre les langues autochtones des groupes concernés. « En outre, il est essentiel de connaître leurs us et coutumes ainsi que leur cosmovision » , affirme Doris. 

 

 

            Doris, Elvia et Josefina ont passé de bonnes années de leur vie parmi les autochtones, et ce dans le but daméliorer leur conditions de vie.  Mais à partir de maintenant elles doivent cesser ce travail. Du moins ce travail sur le terrain. Pourquoi cesser le travail ? car ces femmes font partie du groupe de missionnaires évangélistes des Nuevas Tribus. Il faut en effet rappeler que Chávez a exigé la cessation dactivités des Nuevas Tribus sur le territoire vénézuélien et le retour des missionnaires étrangers dans leur pays respectif. Bien sûr les missionnaires vénézueliennes peuvent rester au Venezuela mais les nords américains sont priés quant à eux de quitter le pays au plus tôt (le 14 février est la date butoir des 3 mois de préavis).

 

 

            Il est clair que lobjectif principal des Nuevas Tribus est lévangélisation (cest une mission) et depuis  toujours comme depuis cinquante ans, les catholiques comme les évangélistes, poursuivant ce  but, cherchent à mieux connaître le monde des autochtones afin de lappréhénder et le pénétrer plus facilement : tout dabord par la langue, puis par la culture et les us et coutumes :

 

 

[...]. [1]

 

 

           

 

 

           Le cas des Nuevas Tribu va plus loin tout de même daprès Chavez ; en effet, depuis quelques années, des églises provenant des Etats-Unis commencent à pulluler dans le paysage latino américain, et tout ce qui provient des Etats-Unis fait profondément tiquer le colonel. En outre, les propos tenus lété dernier par Pat Robertson, prêtre évangélique, narrangent rien : il a en effet affirmé sans aucune diplomatie sur sa chaîne télévisuelle quil fallait retirer le pouvoir des mains de Chavez, et sil le fallait, carrément même tuer Chavez afin quil nexerce plus.   Un prêtre de léglise évangélique ! Le fameux prêtre Jessie Jackson, voulant arranger les chose, sen est allé présenter personnellement des excuses publiques, mais si les relations entre les Etats-Unis et le Venezuela nétaient pas chaudes alors, elles sont carrément froides maintenant. 

 

 

           Il semblerait aussi que les Nuevas Tribus au Venezuela aient eu quelques affinités avec la CIA, cest dailleurs ce présupposé lien qui est invoqué par Chavez comme raison de lexpulsion de cette église hors de son territoire. Mais qui a demandé lavis des autochtones sur cette affaire ? Nest ce pas sur leur territoire que ces gens opéraient ?

 

 

           Il est vrai que lobjectif ultime  des missions devrait et doit disparaître ( lévangélisation), mais qui va assumer le gros travail éducatif mené par ces derniers? Le gouvernement ? Il ne faudrait pas que celui-ci applique littéralement le programme dalphabétisation mené sur le territoire non autochtone, c'est-à-dire envoyer une cassette vidéo où une Cubaine explique, en espagnol bien sûr, comment apprendre à écrire.

 

 

           Est-ce que ces Nuevas Tribus avaient un lien avec la CIA? Je ne sais pas. Si cela est vrai, la décision de Chavez est elle légitime ?  Du moins elle paraît logique. Ce qui est indéniable en tout cas, et mettant à part lévangélisation, cest l énorme travail mené par ces trois femmes sur place.  

 

 

           Quand est ce que le gouvernement va assumer ces responsabilités en Amazonie ? Jespère tout du moins quil nattendra pas à nouveau 7 ans.

 

 

 

 

Nerea Leturia Nabaroa traduit par Audrey Hoc.

 

 

 

 

 

 

 

 

Education et évangélisation : paradoxe ? reflexions sur une pédagogie intéressée           

 

 

 

 

 

 

 

 

                 Ecriture et sociétés orales

 

 

 

 

 

                 Cela a été une expérience intéressante de pouvoir rencontrer ces femmes « profs » missionnaires. On a beaucoup appris.

               L’expérience de ces femmes est énorme : les plus anciennes travaillent dans ces communautés depuis plus de 13ans, sous des conditions pénibles ( chaleur humide, moustiques, risques de malaria..).

               Nous leur avons demandé quelle avait été la réaction des autochtones face à leur arrivée et face à l’écriture, la réponse a été unanime : s’imposer en tant que femme, se faire respecter n’ a pas été évident (voir débarquer une femme seule n’est pas dans leurs habitudes).

Face à l’écriture, la curiosité l’a emporté, quel curieux savoir que celui la ! Qui plus est magique !  Doris nous a conté cette petite anecdote :

Un couple de missionnaires vit au sein d’une communauté : le monsieur est au travail, un peu plus loin dans la forêt alors que la dame est chez elle, au village. La dame vient de terminer de préparer le déjeuner et désire prévenir son mari. Un jeune Yanomami se trouve près de la maison. La dame hèle le garçon et rédige un petit mot :

«  stp, peux tu apporter ce message à Jorge ?

-         Oui. Et que se passera t-il alors ? , s’interroge le jeune Yanomami, en scrutant le message codé.

-         Il rentrera pour déjeuner puisque je lui dis que tout est prêt.

-         Tu en es sûre ?

-         Oui, certaine. »

Le jeune amène donc le message au mari se trouvant à plus de deux kilomètres ; il est extrêmement curieux quant à la réaction du mari. Le mari lit le message.

«  Que vas-tu faire maintenant ?, lui demande le jeune Yanomami

-         Je rentre à la maison pour manger. Ma femme m’appelle. »

Le jeune Yanomami reste éberlué devant le pouvoir magique des inscriptions inconnues. 

               Cette anecdote révèle bien l’inconnu que représente l’écriture dans des sociétés essentiellement orales. Tantôt son sens magique épate, tantôt les autochtones ne voient pas l’intérêt qu’ont tous ces Blancs à noter, noter, noter, noter… Pourquoi écrire alors qu’on peut parler ? Pour eux l’écriture reste au stade de la « trace message » et ne peut donc pas remplacer le rôle de la « parole message » ( J. Landaburu, Repenser l’école).

 

 

 

            La guerre des religions

 

 

 

 

 

            Le travail éducatif de ces femmes missionnaires ne s’inscrit pas dans les programmes étatiques de l’éducation Interculturel Bilingue. Ce peut être le cas pour certaines écoles dirigées par des missionnaires, par exemple pour celle d’une mission catholique pour Yanomamis situé à Esmeraldas, en plein milieu de l’état d’Amazonas. Cela peut s’expliquer par le lien étroit entre catholicisme et Venezuela.  Les Macos eux aussi ont une école publique, distincte du lieu où professe Elvia.

D’après Elvia et Doris, ces deux structures sont loin d’être respectueuses des cultures des autochtones, l’apprentissage n’y semble pas très convaincant. Dommage que l’on ne puisse pas y aller ! De toute façon, à cette période et avec cette affaire, cela semble encore plus difficile de s’y rendre surtout lorsqu’on est blanches !

Doris aura soulevé un autre problème à propos de l’école de la mission catholique : l’éloignement. En effet, beaucoup de Yanomamis vivant dans la profonde forêt n’enverront jamais leurs enfants si loin, à Esmeraldas,  trop de risques d’enlèvement inter-tribus. Impensable pour eux. De fait, il faut absolument que l’école vienne à eux. Et c’est ce que font ces femmes des Nuevas Tribus.

 

 

 

             Education  bilingue adaptée

 

 

 

 

 

             En ce qui conerne l’éducation proprement dite, Doris a soulevé un problème crucial :  comment appliquer l’éducation Interculturel bilingue ? Comme Nerea l’a évoqué, les Yanomamis refusent le fait qu’on veuille leur apprendre leur culture. C’est normal, ils la vivent au quotidien, ils n’ont pas besoin de l’apprendre ! Eux, ce qu’ils demandent, c’est apprendre la langue des « autres » afin de pouvoir les comprendre pour mieux s’en défendre notamment.  Attention , nous parlons la du cas des Yanomamis, de sociétés donc relativement isolées et sauvegardées du monde extérieur.  La chose est différente dans des sociétés en contact permanent avec le monde occidental où les enfants ont bien souvent plus ou moins perdu la culture et la langue de leurs ancêtres ( voir pré réflexion).

Il faudrait donc sans doute appliquer l’Education interculturel Bilingue selon des modèles différents correspondant à des situations différentes et répondant aux attentes des autochtones. Par exemple :

1)      Situation d’autochtones isolés, peu en contact avec la civilisation occidentale ( Yanomamis)

-         apprentissage de la lecture et de l’écriture dans la langue autochtone.

-         Apprentissage de la lecture et de l’écriture en espagnol

-         Apprentissage d’autres matières en langue autochtone/ langue espagnol.

 

 

 

2)      Situation d’autochtones en contact moyen avec la civilisation occidentale

   A peu près le même procédé en introduisant des cours de culture et cosmogonie autochtones.  Plus de matières données en langues autochtones peuvent être envisagés dans la mesure où la langue officielle du pays est présente quotidiennement ( TV, radio, villes..).

 

 

 

3)      Situation d’autochtones en contact régulier, voir permanent avec la civilisation occidentale

-         apprentissage de la lecture et de l’écriture de la langue autochtone : processus de récupération ? ou d’abord en espagnol ? varie selon le type de méthode choisie..

-         Apprentissage de l’autre langue.

-         Apprentissage d’autres matières en langue autochtone ou espagnol, selon la méthode choisie.

-         Cours de culture et de cosmogonie autochtones. In vivo sur le terrain, pratiques traditionnelles.

 

 

 

Missions : que du religieux ?

 

 

 

 

 

            Au-delà du scandale des Nuevas Tribus, nous nous sommes posées la question du

pourquoi de leur présence dans ces communautés isolées ( en dehors des thèses CIA).

Evidemment qu’il s’agit pour eux d’évangéliser, mais au-delà des résultats du nombre de fidèles convertis ( la conversion n’est pas obligatoire selon les dires de Doris, si ils sont OK tant mieux, sinon tanpis..), pourquoi être là bas ?  Cela peut être une façon de se marquer présent sur un territoire : « cela m’appartient » ; cela pourrait s’apparenter à une sorte de pose de drapeau, en l’occurrence états-unien, dans ces territoires : « Je suis là, c’est à moi », et on comprend alors la réaction radicale de Chavez à cet égard.  De cette présence bien sûr en découleraient des droits sur les ressources que possèdent ces zones ( Et Dieu sait qu’elles en sont riches !). Tiens tiens.. et de là peuvent en découler des actions peu chrétiennes afin de posséder ces ressources.. Je suis évidemment dans la fiction mais cela me fait penser au livre d’Isabel Allende, La Cité des Dieux sauvages, dans lequel est décrit l’éradication calculée d’un nombre d’autochtones, provoquée par une campagne de vaccination soi disant  salutaire…Tout cela afin de posséder leurs terres et richesses. Bien sûr, c’est l’exemple d’une intervention de santé, mais pourquoi cela n’arriverait-il pas sous le prétexte MISSION ?

 

 

 

             Néanmoins, comme Nerea, je voudrais souligner le grand travail effectué par ces femmes en matière d’alphabétisation ; elles n’avaient pas de matériel, et ce sont elles qui ont tout construit partant de la base de la langue autochtone qu’elles ont appris en arrivant dans la zone ( nous avons récupéré des exemplaires de leurs méthodes en yanomami et en warao). Sur les deux phases de leur travail au sein des Nuevas Tribus ( 1 : Alphabétisation   2 : Evangelisation, Bible), je trouve la phase 1 intéressante. , sacré boulot !

Merci à Doris, Elvia et  Josefina  pour leur collaboration.

 

 

 

                                                                                                     Audrey Hoc

                                                                     

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11/01/2007: Anglet. Poursuite de la diffusion de l'exposition et documentaire Amerikastola dans tout le Pays Basque. Prochaine session le 13 Janvier à la Médiathèque de Biarritz à 15h.  Réflexion sur projets futurs: Amérique du Nord et Tibet...Départ prévu en avril 2007.

25/09/2006: Perigueux. Preparation du documentaire Amerikastola ( 50 % de prêt) et planning des expositions en cours ( voir catégorie Expositions) . Mise a jour des photos et textes en cours egalement.  Premiere expo: Ustaritz le 16 Octobre à la bibliotheque et projection debat du documentaire le 27 Octobre à 21h.

31/07/2006: Madrid. Fin d' Amerikastola: retour de Lima vers l 'Europe et le Pays Basque.

23/07/2006: Cuzco. La traversee des Andes Centrales nous a permis de connaitre quelques centres importants tels que Huancayo et Ayacucho ansi que l interessante mais froide  Huancavelica. La population y parle majoritairement quechua. Depuis deux jours, nous sommes a Cuzco, la capitale inca fortement "gringisee". Demain, direction Aguas calientes pour gravir le Macchu Picchu a l aube le lendemain.

13/07/2006: Satipo. Apres avoir passe deux jours  a Lima, nous avons pris un bus afin de rejoindre Satipo, dans la jungle centrale: trajet spectaculaire avec monts glaces puis descente vertigineuse vers la jungle pleine de relief. Rencontres et discussions dans deux ecoles de deux communautes Ashanincas: Gloriabamba puis San Juan de Panama. Demain route vers Huancayo, a 3500 m.

07/07/2006: Trujillo. Nous poursuivons nos decouvertes des cultures regionales pre incas: Moche a Chiclayo (Sipan), capitale du sourire et de l amitie; puis Chimu (Chan Chan)a Trujillo.  Dimanche 9 nous serons a Lima pour rejoindre la selva de Satipo.

01/07/2006: Cajamarca. Nous sommes depuis plus d une semaine sur les hauts plateaux du Nord, a la decouverte de la culture et de l histoire du peuple Chachapoyas, pre inca. Nous avons visite plusieurs sites archeologiques aux alentours de Chachapoyas (Amazonas) et Leymebamba.  Depuis notre derniere rencontre avec les quechuas de Lamas, nous sommes en "vacances" jusqua notre prochaine rencontre a Satipo, selva centrale, avec  les Ashanincas autour du 10 juillet.

19/06/2006: En direct de Tarapoto (San Martin). Apres Iquitos, nous avons rejoint Puccalpa (Ucayali) et la communaute Shipibo de San Francisco. Entretiens sur le systeme scolaire sur place et sur le fonctionnement de l Institut pedagogique de Yarinacocha qui forme les maitres bilingues. Depuis peu a Tarapoto, nous allons a Lamas demain, village quechua.

13/06/2006: Nous sommes a Iquitos (Loreto, Perou)  depuis quelques jours. Decouverte de la ville et du Formabiap: centre de formation pour les jeunes autochtones afin qu ils deviennent professeurs dans leurs communautes. Amagoia nous a rejoint le 11 Juin, nous voici donc a trois pour quelques semaines! Depart prevu pour Pucallpa jeudi a l aube.

07/06/2006: Joyeux anniversaire Nerea! Nous sommes a Leticia , Colombie depuis le 1er juin. atmosphere particuliere et jungle intense. Rencontres avec des Witoto ainsi qu avec les Tikunas du projet OGPTB de Benjamin Constant (Bresil). Nous avons passe du temps avec les etudiants de lUniversite Centrale de Leticia. Merci a Esti, la basque de Durango! Depart pour Iquitos demain a l aube.

29/05/2006: Semaine intense a Boa Vista: retrouvailles avec nos amis profs et rencontres avec professeurs wapichana. Nous avons egalement pris connaissance du projet de l ONG CCPY qui travaille avec les Yanomami. Discussions avec les principaux coordinateurs ainsi qu avec leaders et profs Yanomami. Article sur la CCPY a suivre.  Le 1er juin nous nous envolerons pour la triple frontiere Colombie-Perou-Bresil.

22/05/2006: Nous sommes a Manaus, chez des amis. Nous avons rencontre hier des Tikunas vivant dans le barrio cidade de Deus qui  nous ont explique leur projet d ecole paralelle, peu suivi par les autorites et associations comme la FUNAI car ce sont des autochtones vivant en ville.. Demain route pour Boa Vista..

15/05/2006:  Rendez vous manque  a Macapa avec l equipe du NEI (cela fait trois ans quils ne sont plus la...), nous quittons Santarem aujourdhui pour deux nouveaux jours de bateau hamac. Le 17 nous serons a Manaus.

08/05/2006:  Apres 6 jours passes a Camopi a discuter avec les responsables de l ecole ainsi que des mediateurs bilingues Teko et Wayampi,nous avons quitte la Guyane Francaise le 5. Nous sommes actuellement a Macapa,dans lAmapa. Nous embarquerons dans quelques jours pour Santarem, 2 joursde bateau -hamac. 

 28/04/2006: Nous sommes sur Cayenne chez des amis. Equipées d' un nouvel ordinateur,  nous tachons de rattraper notre retard.. Nous poursuivons les reflexions avec formateurs IUFM, professeurs, journalistes, médiateurs bilingues. Dimanche nous irons sur Camopi avec Daniel François ,instituteur kali'na travaillant à Camopi.

20/04/2006: Apres notre fabuleux sejour sur le fleuve a Antecume Pata ( Merci Aynaman, Atayumalae et toute la petite famille!!), nous avons assiste hier a la Journee de l amerindien a Oiapoque, au Bresil, en compagnie de la delegation kali na d Awala Yalimapo.

07/04/2006: Suite à Kourou et après une petite semaine intense à Awala Yalimapo (extreme ouest du pays, pres du Surinam) avec les kali'na, nous partons demain pour 8 jours  chez Atayumalae,  Wayana d' Antecum Pata, petit village qui se trouve en zone reglementée au sud de Maripasoula.

23/03/2006: Nous sommes arrivees en Guyane Française. Kourou. Premieres decouvertes et impressions sur cette enclave europeenne, francaise au sein de l Amerique du Sud.  Premieres rencontres a prevoir sur Kourou, au village amerindien et avec Oka Mag.

15/03/2006: Bresil, Fortaleza ( de Boa Vista nous avions rejoint Manaus, puis Belem et Fortaleza par avion). Nous sommes chez Miren Uribe, basque vivant ici depuis 15 ans. Rencontres avec les Pitaguarys, autochtones du Ceara.  Ce groupe vivant au littoral a perdu sa langue, le tupi, depuis plus de 200 ans. Article sur Amerikastola a paraitre dans El Povo, journal  bresilien.

06/03/2006:  Bresil. Universite Federale de Roraima, Boa Vista. Rencontres intenses  avec professeurs autochtones macuxi, wapichana;  professeurs d histoire impliques dans la cause autochtone. Autorisation en cours a la FUNAI pour pouvoir rester quelques jours dans  une communaute au mois de juin. Emission radio enregistree: Monte Roraima 107.4 FM

26/02/2006: Journees rencontres  de la jeune femme Autochtone a Santa Elena. Nous rentrons du trek du tepuy de Roraima ( 5 jours). Plus que quelques jours dans la Gran Sabana, apres direction Boa Vista, Bresil.

18/02/2006: Nous sommes a Santa Elena, Gran Sabana, a 15 km de la frontiere bresilienne. Rencontre avec le professeurs de l ecole de la communaute pemon de Mana Kru, ainsi qu qvec le capitan de la communaute. Projets envisages: se rendre a San Francisco et environs et  trek du tepuy de Roraima.

13/02/2006: Sejour de quelques jours a Ciudad Guayana, Puerto Ordaz, chez la famille Villarroel. Nous sommes parties quelques jours dans le Delta de l Orenoque, Tucupita et Curiapo, petit village warao sur pilotis, a 7 heures de lancha de la plus proche ville. Experience interessante.

03/02/2006: Nous avons passe quelques jours a Ciudad Bolivar ou nous avons visite l ecole dune communaute pemon. Demain, route vers Ciudad Guayana. Notre materiel est en partie endomage, donc il nous faudra plus de temps pour ecrire les articles.

27/01/2006: Amerikastola  a quitte le bateau ( pour eventuellement le retrouver sur l Orenoque) pour se rendre au Forum Social Mondial de Caracas.  Forum jusqu au 29, puis route vers Ciudad Bolivar...

17/01/2006:  L equipe d Amerikastola est au complet. Retour  a la marina de Cumana apres une escapade a Laguna Grande

09/01/2006:  Bien arrivees a Caracas!! Nous sommes montees a bord du Karrek Ven aujourdhui a Cumana. Quelques changements a prevoir au programme: Orenoque revisable pour la Gran Sabana par voie de terre.

.14/12/2005: Le départ approche! petit changement: 4 Janvier 2006 décollage pour Caracas.

15/11/2005: Joyeux anniversaire Sophie! en cadeau, l'obtention de la Bourse Défi Jeunes!

26/10/2005: Départ d'Amerikastola le 28 Décembre 2005: réservation du vol Paris-Caracas. Merci à Afat voyages et Air France!

08 et 9/10/2005: Rencontres au Salon du livre du Mans: spécial Amazonie.

01/10/2005: Amerikastola à la fête des langues du Festval de Bayonne Nord.

12/ 09/2005: Création du blog Amerikastola

23/O7/2005 : Soirée contes amazoniens organisée au profit de l'association à la salle des fêtes de Verniolle (Ariège)
03/ 07/2005: Présence d'Amerikastola au village solidaire du festival EHZ se déroulant à Mendy (64).  

25/05/2005 : Début de la collecte de fonds...
09/05/2005 : Création de l'association Traits d'Union

02/05/2005: Naissance du projet amerikastola 

Photos

 

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